Les Musiques de Saint-Exupéry, artistes

Lou Veilhan-Patou, violon

Lou Veilhan-Patou étudie au CNSMD de Paris depuis 2024 avec David Grimal puis Petteri Iivonen. Elle reçoit par ailleurs les conseils de Stéphanie-Marie Degand et Annick Roussin. Elle enrichit son parcours par de nombreuses expériences de musique de chambre avec Louis Rodde, Emmanuelle Bertrand, Claire Désert, Noémie Bialobroda et les membres du Quatuor Ysaÿe. En 2023, elle obtient le 1er Prix au Concours International du Lions Club.

Héloïse Houzé, alto

Héloïse Houzé est diplômée du CNSMDanse de Paris, où elle obtient son master en 2022 dans la classe de Jean Sulem avec les félicitations du jury, puis un diplôme de troisième cycle supérieur. Elle achève en juin 2026 sa résidence à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth auprès de Miguel da Silva, ainsi que son cursus au Programme Élite de l’École Normale de Musique de Paris dans la classe de Gérard Caussé.  Régulièrement invitée comme alto solo au sein d’orchestres européens, notamment l’Orchestre national de Belgique et l’Orchestre de Paris, elle se produit dans des festivals renommés tels que Générations Aix au Festival de Pâques et le Festival Ravel. Soucieuse de parfaire ses connaissances musicales, d’explorer un vaste répertoire, de développer son oreille harmonique et d’approfondir sa connaissance de l’orchestration, elle s’intéresse également à la direction d’orchestre.

Philaé Foucher de la Fuente, violoncelle

Philaé Foucher de la Fuente étudie au CRR de Paris dans la classe de Marie-Paule Milone. Elle participe à de nombreuses académies d’orchestre et stages auprès de musiciens tels que le Quatuor Debussy, Emmanuelle Bertrand, Xavier Gagnepain et Gilles Apap. Elle a récemment participé aux Folles Journées de Nantes et au festival 37° à l’ombre à Tours.

Gaspard Thomas, piano

Né en 1997 et formé au CNSMD de Paris, le pianiste Gaspard THOMAS a remporté le Troisième Prix et deux prix spéciaux au Concours Szymanowski de Katowice en Pologne. Il est artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2021 et nommé parmi les Talents Adami Classique 2024. Musicien très apprécié tant en récital qu’en musique de chambre, il se produit aussi régulièrement en soliste (Orchestre de la Radio Polonaise avec José-Maria FLORÊNCIO, Orchestre Appassionato avec Mathieu HERZOG, Orchestre des Lauréats du Conservatoire avec Lucie LEGUAY,).

No Pasaran – Artistes

Clarisse Fauchet, chant

Née à Rennes en 2004, Clarisse Fauchet intègre en 2013 la Maîtrise de Radio France, dirigée par Sofi Jeannin. Cette formation lui permet de chanter sous la direction de grands chefs d’orchestre et de faire ses premières expériences de la scène. En 2016, elle incarne un des enfants dans Werther de Massenet au Théâtre des Champs-Elysées ; elle est aussi Juliette du Petit Ramoneur de Britten à l’Auditorium de la Maison de la radio en 2018. En septembre 2020, elle rejoint le Département supérieur pour jeunes chanteurs (DSJC) du Conservatoire à rayonnement régional (CRR) et le Jeune Chœur de Paris. Elle apparaît dans des spectacles lyriques mis en scène par Florence Guignolet : La Chauve-Souris de Johann Strauss II, Le Concert à la cour ou la Débutante d’Auber… Elle a également étudié l’alto, notamment dans les classes de Sébastien Levy et d’Isabelle Lequien au CRR de Boulogne-Billancourt. Elle entre au CNSM en septembre 2024.

Norimi Lemaire, violon

Norimi Lemaire étudie au CNSMD de Paris depuis 2023 avec Svetlin Roussev. Elle a eu l’occasion de travailler avec Hratchia Haroutunian, Florin Szigeti, José Alvarez, Pierre Colombet, Julien Szulman, Ayako Tanaka et Sophia Jaffé. Elle a été lauréate de différents concours (des Lyres et des Arts, Prodige Art, France Music Competition, Cambrai).

Éléa Hetzel, violon

Dès l’âge de quinze ans, elle entame des études de direction d’orchestre, ainsi que d’analyse, d’orchestration et d’histoire de la musique au CRR de Paris. Après deux années de classe préparatoire au lycée Fénelon, elle suit une première année de licence au Pôle supérieur Paris-Boulogne depuis septembre 2025, tout en recevant les conseils réguliers de Stéphanie-Marie Degand, Olivier Charlier et Michaël Hentz. Actuellement dans la classe de Simon Proust en direction d’orchestre, elle se perfectionne auprès d’Aurélien Azan Zielinsky et Claire Gibault lors de masterclasses. Elle intègre à la rentrée 2025 le cycle supérieur d’esthétique du CNSMD de Paris dans la classe d’Emmanuel Reibel et vient d’être admise, également au CNSMD en classe de violon pour la rentrée 2026. Avec Adrien Mercier, elle fonde en janvier 2023 l’Orchestre Silmaril qu’elle dirige régulièrement depuis.

Héloïse Houzé, alto

Héloïse Houzé est diplômée du CNSMDanse de Paris, où elle obtient son master en 2022 dans la classe de Jean Sulem avec les félicitations du jury, puis un diplôme de troisième cycle supérieur. Elle achève en juin 2026 sa résidence à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth auprès de Miguel da Silva, ainsi que son cursus au Programme Élite de l’École Normale de Musique de Paris dans la classe de Gérard Caussé.  Régulièrement invitée comme alto solo au sein d’orchestres européens, notamment l’Orchestre national de Belgique et l’Orchestre de Paris, elle se produit dans des festivals renommés tels que Générations Aix au Festival de Pâques et le Festival Ravel. Soucieuse de parfaire ses connaissances musicales, d’explorer un vaste répertoire, de développer son oreille harmonique et d’approfondir sa connaissance de l’orchestration, elle s’intéresse également à la direction d’orchestre.

Ninon Lancelot-Mahé, alto

Ninon étudie au CNSMD de Paris depuis septembre 2025 dans la classe de Pierre-Henri Xuereb. Passionnée d’orchestre, elle a notamment fait partie de l’Orchestre Français des Jeunes en 2024. Elle a participé à de nombreuses académies telles que Flaine qui lui ont permis d’approfondir son répertoire de musique de chambre.

Philaé Foucher de la Fuente, violoncelle

Philaé Foucher de la Fuente étudie au CRR de Paris dans la classe de Marie-Paule Milone. Elle participe à de nombreuses académies d’orchestre et stages auprès de musiciens tels que le Quatuor Debussy, Emmanuelle Bertrand, Xavier Gagnepain et Gilles Apap. Elle a récemment participé aux Folles Journées de Nantes et au festival 37° à l’ombre à Tours.

Numa Hetzel, violoncelle

Numa Hetzel  étudie au CRR de Paris depuis 2019 avec Thomas Duran et intégrera le CNSMD de Paris à la rentrée 2026. Il a remporté des prix aux Concours Vatelot-Rampal et Flamme plusieurs années consécutives. Il pratique également le piano, et l’orgue depuis 2022.

Eva Jeannerot, violoncelle

Eva Jeannerot commence le violoncelle à l’âge de 4 ans dans le sud de la France, et obtient son DEM au CRR d’Aix-en-Provence avec Frédéric Lagarde en 2024. Elle part se perfectionner au CRR de Paris avec Thomas Duran en 2025 puis est reçue au concours d’entrée du CNSMDP pour la rentrée 2026.

Adrien Mercier, piano

Adrien Mercier étudie actuellement l’écriture et l’accompagnement au CNSMD de Paris ainsi que le piano au CRR de Boulogne avec Nicolas Mallarte. Il reçoit par ailleurs les conseils de Marie-Josèphe Jude, Tuija Hakkila, Michel Béroff ou encore Hortense Cartier-Bresson. Passionné par l’accompagnement et la musique de chambre, il s’est récemment produit à la Salle Cortot, au musée Jean-Jacques Henner, à l’église Saint-Louis-en-l’Île ou encore à la cathédrale Sainte-Croix-des-Arméniens. En 2022, il arrange et orchestre Le Petit Prince, conte musical de Balthazar Pouilloux d’après l’œuvre de Saint-Exupéry, représenté en juin 2023 à la Salle Cortot et enregistrée pour les éditions Gallimard Jeunesse en avril 2025 dans une version révisée. Il fonde à cette occasion l’Orchestre Silmaril dont il assure la direction artistique avec Éléa Hetzel.

Au grand balcon

Au grand balcon

Film français réalisé en 1949 par Henri Decoin, sur un scénario de Joseph Kessel., interprété par Pierre Fresnay et Georges Marchal.
En ouverture de la conférence de Jean-Yves Tadié évoquant les engagements de Malraux et de Saint-Exupéry pendant la guerre d’Espagne (le premier comme commandant de l’escadrille España et le second comme correspondant de presse), notre programmation incluait Espoir, sierra de Teruel, le film tourné par Malraux en 1938, adaptation de son roman publié l’année précédente.

Il se trouve que le film, en cours de restauration, n’est pas encore disponible à la date où se tient notre festival.
Nous proposons donc un autre classique du cinéma français qui, certes, sans être relié à la guerre d’Espagne, partage avec le récit de Malraux un même élan lyrique inspiré par la vie d’aviateurs aventureux, en l’occurrence les pilotes comme Saint-Exupéry qui allaient dans les années 1920 rallier l’Amérique du Sud depuis la France.

Présentation par Michel Denis.

Le Petit Prince, artistes

Le Petit Prince, artistes 

 

Thibault de Montalembert, comédien

Après un passage par la classe libre du cours Florent à Paris, il intègre, en 1985, l’école de comédiens du théâtre des Amandiers de Nanterre dirigée par Patrice Chéreau et Pierre Romans. Il fait ses armes sur les planches et interprète les pièces du répertoire classique (Ivanov, Platonov et Hamlet…). En 1987, il fait ses premiers au cinéma, avec la troupe de l’école des Amandiers, dans Hôtel de France dirigé par Patrice Chéreau. Sous la direction d’Arnaud Desplechin, il tourne ensuite plusieurs films : La vie des morts, La sentinelle et Comment je me suis disputé… Puis, au milieu des années 90, Thibault de Montalembert entre comme pensionnaire à la Comédie-Française et joue Lucrèce Borgia, Intrigue et amour ou encore Le Misanthrope. Après son départ de la Comédie-Française, l’acteur alterne entre cinéma et télévision. L’acteur prête également sa voix pour le doublage vocal de nombreux acteurs comme Hugh Grant et Brad Pitt. Sur le petit écran, il participe à de nombreuses séries (Julie Lescaut, Boulevard du palais, L’épervier) et téléfilms (Accident de parcours, Drumont, histoire d’un antisémite français, Tunnel). En 2015, il décroche l’un des rôles principaux de la série Dix pour cent de Cédric Klapisch, diffusée sur France 2. Le succès de la série est immédiat et le révèle au grand public. Passionné de théâtre, l’acteur a fondé sa propre compagnie, baptisée Célébration 43, en Bourgogne.

Balthazar Pouilloux, compositeur, auteur, metteur en scène

Balthazar Pouilloux est un artiste de 20 ans. Il fonde en 2020, avec trois de ses amis, la Compagnie Décadrée, véritable coopérative artistique visant à inciter les jeunes à la création dans le champ artistique. En 2021, fort d’une formation de huit ans au conservatoire du XVIIIe en chant lyrique, contrebasse et création orchestrale, il compose une comédie musicale inspirée de l’Écume des jours avec Raphaël Gattegno, et mène ce projet en collaboration avec Jérémy Dirat. Elle sera jouée une quinzaine de fois dans des salles Parisiennes et remportera le prix du meilleur spectacle musicale au festival de Brest 2021. Il renouvelle l’expérience la saison suivante où il coordonne théâtralement et musicalement le spectacle L’inconnue. En 2022, il monte avec Rosa Carrier son premier seul en scène lyrique, Fugue, au Théâtre Lepic, qui obtient de nombreux prix pour son écriture. En juin 2023, il présente son premier opéra à la Salle Gaveau adapté du Petit Prince, pour une date unique, et remportent un vif succès critique (Opéra Magazine, Diapason…).

Adrien Mercier, arrangeur, orchestrateur, pianiste

Adrien Mercier étudie actuellement l’écriture et l’accompagnement au CNSMD de Paris ainsi que le piano au CRR de Boulogne avec Nicolas Mallarte. Il reçoit par ailleurs les conseils de Marie-Josèphe Jude, Tuija Hakkila, Michel Béroff ou encore Hortense Cartier-Bresson. Passionné par l’accompagnement et la musique de chambre, il s’est récemment produit à la Salle Cortot, au musée Jean-Jacques Henner, à l’église Saint-Louis-en-l’Île ou encore à la cathédrale Sainte-Croix-des-Arméniens. En 2022, il arrange et orchestre Le Petit Prince, conte musical de Balthazar Pouilloux d’après l’œuvre de Saint-Exupéry, représenté en juin 2023 à la Salle Cortot et enregistrée pour les éditions Gallimard Jeunesse en avril 2025 dans une version révisée. Il fonde à cette occasion l’Orchestre Silmaril dont il assure la direction artistique avec Éléa Hetzel.

Éléa Hetzel, cheffe d’orchestre, cheffe de chœur

Éléa Hetzel se passionne pour la musique depuis son plus jeune âge, en particulier dans sa dimension de collectif et de partage. Elle a ainsi commencé à étudier la direction d’orchestre à l’âge de quinze ans, ainsi que l’analyse, l’orchestration et l’histoire de la musique au CRR de Paris. Deux ans de classe préparatoire littéraire au lycée Fénelon ont complété et enrichi cette formation. Éléa suit une première année de licence dans la classe de Catherine Montier au Pôle supérieur Paris-Boulogne depuis septembre 2025, tout en recevant les conseils réguliers de Stéphanie-Marie Degand, Olivier Charlier et Michaël Hentz. Elle est actuellement dans la classe de Simon Proust en direction d’orchestre et se perfectionne auprès d’Aurélien Azan Zielinsky et Claire Gibault lors de masterclasses. Elle intègre à la rentrée 2025 le cycle supérieur d’esthétique du CNSMD de Paris dans la classe d’Emmanuel Reibel et vient d’être admise, également au CNSMD en classe de violon pour la rentrée 2026. Afin d’allier désir de jouer, de diriger et de créer, elle fonde en janvier 2023 l’Orchestre Silmaril avec Adrien Mercier pour la création à la Salle Gaveau du conte musical Le Petit Prince, orchestre qu’elle dirige régulièrement depuis.

Clélia Horvat, Le Petit Prince

Née en 2005, Clelia Horvat a été page, de 2013 à 2019, à la Maîtrise du Centre de musique baroque de Versailles, où elle a pratiqué les répertoires baroques français et italien. Elle s’est produite très régulièrement en tant que soliste dans le cadre des concerts et des enregistrements de cette Maîtrise, notamment à la Chapelle Royale du château de Versailles. Après avoir étudié le violoncelle au CRR de Versailles, elle a intégré en 2019, le Département supérieur pour jeunes chanteurs du Conservatoire de Paris, où elle a participé à de nombreuses productions musicales et scéniques. Elle a notamment tenu, en mars 2021, un des rôles principaux de l’opéra The Turn of the Screw de B. Britten dans une production de la Philarmonie de Paris. En parallèle, elle est entrée dans la classe de violoncelle de Pauline Bartissol, puis de David Louwerse au Conservatoire Claude Debussy de Paris.

Célian d’Auvigny, L’Aviateur

Célian d’Auvigny est comédien et chanteur lyrique. Il est reçu en 2009 en horaires aménagés au Jeune Chœur de Paris, puis est diplômé du cours Florent et de la Classe Libre en 2014. Il débute sur scène en tant que figurant à l’Opéra de Paris ; mais c’est dans l’opérette « Yes » de Maurice Yvain, montée par la Compagnie des Brigands, qu’il joue son premier rôle important au Théâtre de l’Athénée Louis Jouvet, le Théâtre Montansier ou l’Opéra de Reims dans le rôle du jeune premier Maxime Gavard. Dernièrement c’est dans l’opérette Coup de Roulis des Frivolités Parisiennes mise en scène par Sol Espèche qu’il s’illustre au Théâtre de l’Athénée. Il participe également à plusieurs courts métrages : Sursis de Raphael Treiner (Festival de Deauville) et Les Appelés de Matthias Couquet (PIFFF Festival, double page Mad-Movie, HP Lovecraft Film Festival).

Paul Germanaz, Le Renard,
Le Businessman,
Le Géographe

Ce jeune ténor de 19 ans commence la musique avec le cor d’harmonie au CRR de Reims. Après avoir suivi un cursus à horaires aménagés au collège, il commence le chant au conservatoire à 14 ans. Pris de passion pour l’art lyrique et ayant joué de nombreuses fois dans les productions du Conservatoire de Reims, c’est à l’âge de 16 ans qu’il intègre le prestigieux Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs du CRR de Paris. Dernièrement, il a participé au Concours du Grand Opéra d’Avignon dont il est sorti finaliste.Il entre au CNSM en septembre 2024.

Clarisse Fauchet, La Vaniteuse, L’Allumeuse de Réverbères

Née à Rennes en 2004, Clarisse Fauchet intègre en 2013 la Maîtrise de Radio France, dirigée par Sofi Jeannin. Cette formation lui permet de chanter sous la direction de grands chefs d’orchestre et de faire ses premières expériences de la scène. En 2016, elle incarne un des enfants dans Werther de Massenet au Théâtre des Champs-Elysées ; elle est aussi Juliette du Petit Ramoneur de Britten à l’Auditorium de la Maison de la radio en 2018. En septembre 2020, elle rejoint le Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs (DSJC) du Conservatoire à rayonnement régional (CRR) et le Jeune Chœur de Paris. Elle apparaît dans des spectacles lyriques mis en scène par Florence Guignolet : La Chauve-Souris de Johann Strauss II, Le Concert à la cour ou la Débutante d’Auber… Elle a également étudié l’alto, notamment dans les classes de Sébastien Levy et d’Isabelle Lequien au CRR de Boulogne-Billancourt. Elle entre au CNSM en septembre 2024.

Cécile Habibi, La Rose

Cécile Habibi commence la musique en 2015 à la maîtrise de l’Opéra National du Rhin, sous la direction de Luciano Bibiloni. Elle y décroche ses premiers rôles sur scène et participe aux productions des saisons 2015-16 à 2019-20. Désireuse de poursuivre sa formation musicale, elle intègre en 2022 la classe de chant lyrique de Lionel Peintre au conservatoire Paul Dukas. Elle participe ainsi en tant que chanteuse semi-professionnelle aux ateliers lyriques du conservatoire durant quatre années consécutives. En parallèle, elle entre au studio de formation théâtrale de Vitry-sur-Seine où elle se forme au métier de comédienne pendant trois ans. Forte de ses expériences, elle commence à enseigner la musique et le théâtre en 2024 ; elle donne ainsi des cours particuliers et anime des ateliers chez les Florimontains, structure en association avec l’ASE depuis 1925.

Loup Thévenin, Le Roi, Le Serpent

Graphiste et illustrateur, Loup débute sur scène en 2014 comme choriste dans Didon et Énée, créé à l’Académie internationale de Musique de Flaine. Il rejoint la classe d’art lyrique de Sophie Hervé en 2015 et travaille sur des œuvres de divers répertoires (Carmen, Les Dialogues des Carmélites, L’Opéra de Quat’Sous) ainsi que des créations de théâtre musical basées sur l’improvisation. Il prend rapidement un rôle transversal au sein du conservatoire Gustave Charpentier, concevant décors, lumières et affiches pour de nombreux projets. Loup obtient son DEM de chant lyrique en 2023. Il collabore à présent avec Sophie Hervé sur des projets pédagogiques à destination des enfants et des adultes, intervenant comme scénographe, assistant de musique en scène et coach vocal.

L’orchestre Silmaril 

L’Orchestre Silmaril est composé exclusivement de jeunes musicien-nes, étudiante-es en voie de professionnalisation principalement issu-es du CNSMD de Paris. L’ensemble a été fondé en janvier 2023 par Éléa Hetzel (violoniste et cheffe d’orchestre) et Adrien Mercier (pianiste, compositeur et arrangeur) lors de la création à la Salle Gaveau du conte musical Le Petit Prince de Balthazar Pouilloux. Depuis sa fondation, l’Orchestre Silmaril tente d’explorer différentes formes de représentation et types de répertoire ; des cycles de concerts (Salle Cortot, Église Saint-Louis-en-l’Île, Cathédrale Sainte-Croix-des-Arméniens…), dont les programmes thématiques mélangent souvent musique de chambre et pièces orchestrales, des projets pluri-disciplinaires, comme un évènement autour du Soleil en collaboration avec la Société astronomique de France en juin 2025, ou encore des cartes blanches, organisées au Studio L’Accord Parfait. Dans une démarche d’ouverture à la musique classique, l’ensemble a également mis en place depuis deux ans des actions de médiation culturelle, en partenariat avec l’ACEL (association d’aide scolaire et sociale basée à Trappes), à destination d’élèves d’écoles primaires et de collège, sous forme d’ateliers autour des instruments de l’orchestre, de pratique chorale et d’introduction à la musique classique. En effet, les musicien-nes de l’ensemble cherchent à montrer combien des œuvres du passé peuvent avoir des résonances pleinement ancrées dans notre présent et à quel point cette musique est un art vivant, porté par une génération de jeunes musiciens passionnés et talentueux.

Éléa Hetzel, direction musicale
Fanny Casati-Lewandowski, flûte

Adrien Bonnicel, hautbois
Célestin Tissus, clarinette
Louis Le Jay-Jardin, basson
Émilie Jaeger, trompette
Arthur Blanchard, cor
Adrien Mercier, piano
Loubna Kammarti, Lou Veilhan-Patou, Norimi Lemaire, Lisa Maslenko, violons
Ève-Mélody Salom,
Ninon Lancelot-Mahé, altos
Philaé Foucher de la Fuente, Numa Hetzel, Eva Jeannerot, violoncelles
Antoine Morera, contrebasse

Le Petit Prince

Le Petit Prince

Un conte musical de Balthazar POUILLOUX
d’après l’œuvre d’Antoine de SAINT-EXUPERY

Note d’intention scénographique

Le Petit Prince est peut-être le premier texte qui m’a bouleversé. J’avais cinq ans, et je l’écoutais, déjà, en CD, bercé par la voix de Gérard Philippe. Ce conte, j’ai toujours eu envie de le mettre en musique. Ce mariage me paraît être une évidence. Entre tradition, avec le texte original, et inventions littéraires, avec les paroles des airs. Comme le Petit Prince est une porte d’entrée vers la littérature, nous voulions créer une porte d’entrée vers l’opéra.

Le Petit Prince est un conte poétique écrit par Antoine de Saint-Exupéry en 1943 à New-York. Le langage est simple et dépouillé, parce qu’il est destiné à être compris par des enfants, et le conte propose une vision symbolique de la vie. Chaque chapitre relate une rencontre du petit prince qui laisse celui-ci perplexe vis-à-vis des comportements absurdes des « grandes personnes ». Ces différentes rencontres sont des paraboles puissantes et émouvantes. On peut y lire une invitation de l’auteur à retrouver l’enfant en soi, car « toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) ». L’ouvrage est dédié à Léon Werth, mais « quand il était petit garçon ».

L’objectif est de plonger le spectateur dans une atmosphère fantaisiste, et onirique, à la fois spatiale et désertique, entre planètes et Sahara. Dans un premier temps, intéressons-nous aux décors. Nous souhaitons créer une scénographie simple et modulable centrée sur quelques éléments de décor : caisse en bois, toiles, escabeau de peintre, paravent, piano à queue (il symbolise l’avion du narrateur, qui tentera de le réparer). Nous souhaitons jouer sur les matières : bois et toiles plus ou moins transparentes, et sur les hauteurs, notamment autour de l’escabeau, sur lequel les personnages se hissent. Ainsi, fidèle à l’atmosphère du livre, l’action se déroulera dans un décor que les personnages font évoluer, tout comme ils évoluent eux-mêmes.

Pour ce qui est des costumes, l’intention est la même : faire entrer le spectateur dans cet univers poétique et solaire comme nous l’évoquions plus haut. Les costumes seront inspirés des illustrations de Saint- Exupéry et seront fortement caractérisés afin de faciliter l’identification pour le spectateur. Ces costumes « lyriques » seront aussi conçus pour rester dans l’atmosphère opératique que nous souhaitons imposer.

Ce spectacle est donc construit comme une rêverie, balancement entre légèreté et gravité, soleil et nuit, enfance et âge adulte. Et comment mettre en scène un tel moment de bascule sans le faire jouer par de jeunes artistes ?

Note d’intention Musicale

La première question à se poser quand on se lance dans la difficile entreprise de l’opéra : c’est l’équilibre entre musicalité et théâtralité. Pour être fidèle au texte et aux dialogues d’origine, et pour garder une narration cohérente et lisible (le chant lyrique rendant souvent la langue plus difficilement compréhensible), nous avons fait le choix de construire de vraies parties théâtrales et non des récitatifs (les parties théâtrales seront accompagnées de musique au piano, mais seront parlées et non chantées).

Dans le cadre d’une œuvre scénique de fiction, et particulièrement une œuvre pour la jeunesse, mon premier objectif est une forme d’« efficace » des lignes mélodiques et des orchestrations, afin de toucher, et, plus encore, de « faire impact » sur le spectateur. Mais ce spectacle est aussi l’occasion de rendre hommage à l’immense tradition de l’opéra et de la musique chorale, de ses racines à ses modalités contemporaines. Plus précisément, il est pensé, pour les enfants, une porte d’entrée vers le monde musical lyrique, comme le Petit Prince est une porte d’entrée vers la littérature. Il s’agira de proposer une musique lyrique en chanson, mélodique, moderne et accessible, à la manière de ce que fait par exemple, la chanteuse et compositrice Charlotte Planchou, ou encore le compositeur George Benjamin. Pour renforcer cette idée de porte d’entrée, évoquée plus haut, plusieurs citations et clins d’œil à des grandes œuvres du répertoire se glisseront dans l’œuvre : L’Air de l’Allumeuse de Réverbère reprend une partie du thème de Zu Hilfe, air introductif de la Flûte Enchanté de Mozart, le final du chœur des Roses reprend le motif en contre-point de la Fantaisie Chorale de Beethoven, l’air du Businessman, une valse traditionnelle russe, dont le thème fut utilisé de Tchaïkovski à Gainsbourg, etc… Mais l’inspiration vient aussi des comédies musicales orchestrales. Américaines, avec Leonard Bernstein qui s’inspire à la fois de l’opéra, de la musique symphonique, notamment celle de Mahler, du jazz, des rythmes cubains et de la chanson… Mais aussi Française, avec Michel Legrand qui mélange voix lyriques et voix jazz, textures orchestrales et textures de Big Band…

Ainsi, la musique ne s’arrête jamais, elle se glisse partout. Chacun des trois actes est composé comme une pièce musicale ininterrompue, et ces trois compositions se répondent. La musique comme prolongement du théâtre, et le théâtre comme prolongement de la musique. Il faut concevoir cette pièce comme une grande montée en émotion : le premier acte plus léger, inspiré dans ces orchestrations de motifs musicaux Touaregs et berbères, afin de traduire l’ambiance désertique. Les mélodies sont moins lyriques, plus proches de chansons. Le deuxième acte, au contraire, est un hommage à la fois à l’opéra et à la comédie musicale, puisque les airs sont de véritables numéros, comme on peut en trouver à Broadway. Comme une envolée pour traduire le voyage du Petit Prince de planète en planète, ces airs singularisent tous ces personnages hauts en couleur. Enfin, le troisième acte, plus grave, jusqu’au dénouement tragique est le plus proche de la tradition opératique (chœurs, grands airs…).

Balthazar Pouilloux,  compositeur et metteur en scène

Colette, film de Yannick Bellon

Colette 

Documentaire sur Colette réalisé par Yannick Bellon, en 1952.

Dans son appartement du Palais-Royal, l’écrivain Colette s’entretient avec son mari Maurice Goudeket, qui lui fait part de son désir de tourner un film sur elle. Clouée dans son « lit-radeau » en raison d’une arthrite de la hanche, elle se fait prier malgré l’intérêt qu’elle porte à sa propre biographie. Elle passe en revue les diverses maisons qu’elle a habitées depuis sa maison natale bourguignonne à Saint-Sauveur-en-Puisaye, son chalet de Passy, ses maisons en Bretagne ou en Provence, jusqu’à la quatorzième et dernière de ses seize dernières années de sa vie. Les photographies des personnages qui ont compté dans sa vie défilent, « Willy » son pseudonyme de jeunesse, sa mère Sido, le pantomime Georges Wague. Jean Cocteau, son voisin et ami, lui rend visite.

Présentation de Didier Puntos

[…] Il fallait arrêter la composition d’une formation dont l’originalité empêche l’oreille d’écouter en référence à la version orchestrale, et dont la richesse en timbres puisse restituer la diversité de l’écriture ravélienne. Pourquoi, alors, ne pas mélanger trois modes de jeux instrumentaux bien distincts : le souffle, avec la flûte (également piccolo, flûte en sol ou flûte à coulisse selon les besoins), l’archet, avec le violoncelle et, enfin, le clavier dont l’infinie complexité permet de créer l’impression de masses, de volumes, mais aussi de styliser l’âpreté d’une percussion, le cristallin d’une harpe ou la brillance d’un cuivre ? Le reste n’est plus que jeu, jeu d’écriture bien sûr : jeu des quatre mains qui s’emboîtent ou se croisent, jeu sur la combinatoire quasi-illimitée d’un tel quatuor, jeu sur la couleur, jeu dans l’espace […].

Note d’intention de Didier Puntos pour la création en 1989 à l’Opéra de Lyon, suite à la commande qui lui avait été faite par l’Atelier lyrique.

Jean-Yves Tadié

Jean-Yves Tadié, conférencier

Né le 7 septembre 1936 à Boulogne-Billancourt. Marié, trois enfants. Ancien élève de Saint-Louis de Gonzague (Franklin), du Lycée Louis le Grand et de l’ENS Ulm, agrégé de lettres classiques (1959), a enseigné dans huit universités : Alexandrie, Yaoundé, Le Caire, Caen, Tours, Paris 3, il est élu Professeur à l’Université d‘Oxford et fellow d’All Souls College en 1988, puis à l’Université de Paris-Sorbonne en 1991. Il a dirigé pendant vingt-sept ans les collections Folio classique et Folio Théâtre chez Gallimard, où il reste conseiller littéraire. Il a été conseiller scientifique de l’exposition Marcel Proust (BNF-Orsay, 1999-2000).
Il a publié dix-sept ouvrages sous son nom, notamment Proust et le Roman (1971), Le Récit poétique (1978), Le Roman d’aventures (1982), La Critique littéraire au XXe siècle (1987), Le Roman au XXe siècle (1990), Marcel Proust, biographie (1996), Le Sens de la mémoire (2001, avec Marc Tadié), Regarde de tous tes yeux regarde, Jules Verne (2005), Le songe musical, Debussy (2008), Le Lac inconnu, Proust et Freud, (2012), Marcel Proust, croquis de l’épopée (2019, Gallimard). Il a dirigé plusieurs éditions dans la Bibliothèque de la Pléiade, dont celle de A la Recherche du temps perdu 1987-1990), de Nathalie Sarraute (1996), de Walter Scott, de Malraux (Ecrits sur l’art, Essais critiques). Direction de nombreux autres volumes collectifs (Proust et ses amis, Le Cercle de M. Proust, 3 volumes). Il est membre de la Glyndebourne Festival Society, de l’Athenaeum Club de Londres, et membre correspondant de la British Academy.
Et il vient de publier ses passionnantes mémoires : De l’autre côté du temps (1939-1968)

Colette et la musique, Conférence de Frédéric Maget

Colette et la musique 

 

Conférence de Frédéric Maget, Président de la Société des Amis de Colette

La Colette aux mille visages… romancière, journaliste, mais aussi danseuse, mime, et mélomane !
Chez Colette, la musique est partout, et ce, dès l’enfance.

« Elle était musicienne, comme ses frères et sœurs. Dans le salon de sa maison natale se trouvait le piano sur lequel tous les enfants ont appris à jouer. D’ailleurs son frère aurait, d’après elle, pu avoir une carrière de virtuose. »  Colette, femme de lettres, continuera à jouer du piano tout au long de sa vie, mais dans le plus grand secret.

Elle se marie avec « Willy », célèbre critique musical qui, sous le pseudonyme « l’ouvreuse du cirque d’été », « faisait la pluie et le beau temps dans le monde musical de la fin du XIXe siècle et au tournant du XXe siècle ». A ses côtés, Colette découvre la musique orchestrale et fréquente assidûment les salles de concerts, notamment les Concerts Colonne et les Concerts Lamoureux. Son mari lui ouvrira également les salons musicaux de l’époque entre autres celui de la princesse de Polignac, où elle noue des amitiés avec les grands compositeurs de son temps, Claude Debussy, Gabriel Fauré, ou encore Maurice Ravel pour qui elle écrit le livret de son célèbre opéra « L’Enfant et les sortilèges ».