Eve-Melody Salom, piano

Eve-Melody Salom débute ses études musicales en piano, en alto et en danse au Conservatoire de Dijon avant d’intégrer en 2015 le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en piano dans la classe de Denis Pascal. Elle y obtient en 2020 son diplôme de Master.

Lauréate de plusieurs concours internationaux, elle remporte en 2020 le Prix au concours Yamaha Music Foundation of Europe en piano. Elle reçoit en 2019 le Prix Chantal Jacquet.

Eve-Melody est sélectionnée, en 2018, pour interpréter, au Ministère de la Culture, des œuvres de Claude Debussy lors du centenaire de la mort de ce dernier.

Elle s’est produite en soliste avec orchestre dans les concertos n°19 et 24 de Mozart, celui de Grieg, le 2e concerto de Chopin, le concerto de Schumann et le concerto en fa de Gershwin etc.

Sélectionnée en 2017 et 2018 pour participer à l’Académie Ravel, elle reçoit le prix Clubs service Rotary-Lions de Saint-Jean-de-Luz lui donnant l’opportunité de se produire au Festival Ravel ainsi que le prix jeunes talents du festival de l’Orangerie de Sceaux.

Parallèlement, en 2019, elle est admise dans la classe d’alto de Pierre-Henri Xuereb au CNSM de Paris. Après une Licence obtenue en 2022, elle intègre la classe de Jean Sulem, Marc Desmons et Odile Auboin en Master.

Soliste confirmée, elle est aussi chambriste passionnée en piano comme en alto. Elle a partagé

la scène avec des membres du Quatuor Belcea, Roland Pidoux, Manon Galy, David Moreau…

Eve-Melody est invitée à participer à plusieurs concerts en tant qu’altiste au sein de l’Orchestre des Lauréats du CNSMdp à la Philharmonie de Paris.

Elle joue de ses deux instruments dans divers festivals et concerts.

Depuis 2016, Eve-Melody est soutenue par les fonds de Tarrazi, la fondation Meyer, le Mécénat Musical Société Générale ainsi que la Fondation Williamson.

Jacqueline Bourgès-Maunoury, piano

Jacqueline Bourgès-Maunoury, musicienne rare et exigeante, a toujours privilégié la recherche musicale et sonore par une approche qui la différencie de bien des pianistes de sa génération. Après des débuts remarqués à l’âge de 13 ans au Théâtre des Champs-Elysées dans un concerto de Mozart, elle obtient avec les plus hautes distinctions la Licence de Concert de l’Ecole Normale de Musique de Paris et le Premier Prix de Virtuosité au Conservatoire de Genève.

Après avoir suivi diverses master-classes auprès de pianistes renommés, c’est avec Jean Fassina qu’elle va entreprendre, loin de la scène, un long travail s’appuyant sur la grande école de piano polonaise. Elle fait sa rentrée dans deux concertos de Bach, en remplacement de Maria Joao Pires, sous la direction de Claire Gibault, concerts suscitant l’enthousiasme unanime de la critique.

Remarquée par György Cziffra qui lui propose la première partie d’un de ses récitals, elle devient partenaire d’artistes tels que Jean-Pierre Wallez, Alain Marion, Guy Touvron, Olivier Charlier, Nicolas Dautricourt, Henri Demarquette, Susan Graham et depuis peu, Dame Felicity Lott avec qui elle partage régulièrement la scène. Elles ont créé ensemble plusieurs spectacles musicaux et littéraires, dont Hugo en mélodie, Un amour de Swann, Les jeux de l’amour et du hasard au temps des libertins avec Alain Carré, et, récemment, avec Lambert Wilson, Un amour énigmatique d’après la correspondance de I.Tourgueniev et P.Viardot.

Ses trois disques consacrés à Mendelssohn, Schumann, Chopin-Rachmaninov ont été vivement salués par la critique. Son dernier opus, Variations des cimes, consacré aux grandes variations de César Franck, Bach-Busoni, Brahms et Liszt, a reçu la mention spéciale Maestro de la revue Pianiste Magazine.

Marie-Christine Barrault, comédienne

Marie-Christine Barrault a joué dans plus de cinquante films, quarante téléfilms et quarante pièces de théâtre tout au long de sa carrière française et internationale. Encouragée par Maurice Béjart, et son oncle Jean-Louis Barrault elle débute sa carrière au théâtre après avoir étudié au Cours Simon puis au Conservatoire d’art dramatique au début des années 60. Ses deux mentors la dirigeront alternativement dans Le Silence et le Mensonge (Nathalie Sarraute) ou La Tentation de saint Antoine et Messe pour le temps présent (Maurice Béjart) en 1966 et 1967.

En 1969, elle apparaît au cinéma dans Ma nuit chez Maud d’Éric Rohmer. Réalisateur qu’elle retrouvera en 1972 dans L’Amour l’après-midi et en 1978 pour Perceval le Gallois. En 1975, elle tient le rôle principal de Cousin, Cousine aux côtés de Victor Lanoux et Guy Marchand : elle sera nommée à l’oscar de la meilleure actrice en 1977.

Dans les années 80, elle sera dirigée par Woody Allen (Stardust memories), Andrzej Wajda (Un amour en Allemagne), Manoel de Oliveira (Le Soulier de satin) ou encore Denys Arcand (Jésus de Montréal). Dans les deux décennies suivantes, elle tourne avec Pascal Thomas (La Dilettante, 1999) ou Christophe Honoré (Non ma fille, tu n’iras pas danser 2010).

Elle est cependant très active sur les planches, ajoutant à son répertoire des pièces de Tennessee Williams, Marguerite Duras ou encore Françoise Chandernagor. On la voit également beaucoup à la télévision où elle tourne notamment sous la direction de Roger Vadim. En 2014, elle effectue un retour remarqué sur petit écran dans la mini-série Jusqu’au dernier ainsi que dans Scènes de ménage.

Anne Queffélec, piano

Anne Queffélec, considérée comme l’une des grandes personnalités du piano d’aujourd’hui, jouit d’une notoriété internationale et d’un rayonnement exceptionnel sur la vie musicale.

Plébiscitée en Europe, au Japon, Hongkong, Canada, États-Unis… elle est l’invitée des plus grandes formations orchestrales sous la direction de chefs prestigieux.

Non contente de se produire régulièrement dans les festivals français tels que La Chaise-Dieu, Radio France Montpellier, Besançon, Bordeaux, Dijon, Anne Queffélec, on l’entendue à plusieurs reprises aux Proms de Londres, à Bath, Swansea, King’s Lynn, Cheltenham, Händel-Festspiele Göttingen…

À la scène comme pour ses enregistrements, Anne Queffélec cultive un répertoire éclectique. En témoigne sa riche discographie : une quarantaine d’enregistrements de Scarlatti, Schubert, Liszt, Chopin, Bach, Debussy, Fauré, Mendelssohn, Satie, l’œuvre intégrale de Ravel, Dutilleux, Mozart, Beethoven, Haendel, Haydn (Erato, Virgin Classics, Mirare).

Parmi ses dernières parutions, on peut compter l’album Satie & Compagnie (Mirare – 2013), Ombre et Lumière consacré à Domenico Scarlatti (Mirare – 2015) tous deux Diapason d’Or, Entrez dans la Danse (Mirare – 2017)…

Son enregistrement des 3 dernières sonates de Beethoven, paru en novembre 2022, a reçu un accueil médiatique enthousiaste.

Emmanuel Coppey, violon

Emmanuel Coppey, Né en 1999 à Paris, commence le violon à l’âge de quatre ans. Reçu à l’unanimité au concours d’entrée du Conservatoire de Paris à 14 ans, il étudie avec Svetlin Roussev et Philippe Graffin, et en sort diplômé d’un Master en 2019.

Lauréat des concours de Plock, Sofia et Rotary, il reçoit le Grand Prix de l’Académie Ravel en tant que chambriste et se produit dans plusieurs orchestres de jeunes.

Il a reçu le soutien de l’Adami et de la Fondation pour la Vocation ; est boursier de la Royal Academy qui lui prête un magnifique violon de Giovanni Francesco Pressenda.

En 2020, il crée le PYMS Quartet avec Nour Ayadi, piano, Paul Zientara, alto et Jaume Ferrer Moreno, violoncelle, avec lequel il explore le répertoire de quatuor avec piano. En tant que chambriste il se perfectionne aux côtés de Renaud Capuçon, Marc Coppey, Nicolas Baldeyrou.

Son répertoire s’étend de la musique baroque à la musique contemporaine et comprend toutes les Sonates et Partitas de Bach. En tant qu’arrangeur, il a également écrit une pièce de virtuosité sur l’Apprenti Sorcier de Dukas.

Emmanuel a été soutenu par la Royal Academy of Music, l’Adami, la Fondation de la Vocation et la fondation de la Banque Populaire.

Il joue un magnifique violon Deconet de 1754, issu de la collection Guttman

Evan Mut, alto

Evan Mut, né dans une famille de musiciens, commence la musique à l’âge de 3 ans. Il travaille avec Yvette Montville au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Angers, puis est admis dans la classe de Maurice Moulin au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris. Il étudie ensuite l’alto avec David Gaillard et Lise Berthaud puis intègre, en 2012, le Pôle Supérieur 93 dans la classe de Fabienne Stadelmann et Bruno Pasquier. Evan Mut est membre de l’Ensemble Caravage et du Quatuor Anouman avec lequel il créé le spectacle Accords Nomades pour le Festival d’Avignon (2018 et 2019). Titulaire d’une licence de musicologie, d’un Diplôme National Supérieur de Musicien Professionnel ainsi que d’un Diplôme d’Etat d’enseignement, il enseigne actuellement au CRR de Rueil-Malmaison.

Théo Führer, clarinette

Theo Führer commence la clarinette au Conservatoire de Meudon à l’âge de 7 ans. Il obtient son Diplôme de fin d’études en 2015 à l’unanimité. L’année suivante il obtient également son Diplôme au Conservatoire de Paris dans la classe de Bruno Martinez à l’unanimité avec les félicitations du jury ; il entre premier nommé à l’unanimité dans la classe de Nicolas Baldeyrou au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon. Il poursuit actuellement ses études et passera sa Licence d’interprète à la fin de l’année.
Passionné d’orchestre, il a la chance d’avoir pu jouer dans des salles prestigieuses (Philharmonie de Paris, Auditorium de Radio France) avec des orchestres de renom (Opéra de Limoges, Opéra de St Étienne, Orchestre français des jeunes ou l’Orchestre philharmonique de Radio France). Il vient tout juste d’intégrer l’Orchestre de l’armée de l’air en tant que sous-officier musicien.

copyright Patrick Imbert

Marie-Josèphe Jude, piano

Née d’un père français et d’une mère sino-vietnamienne, c’est au Conservatoire de Nice que Marie-Josèphe JUDE commence ses études musicales. Elle y reçoit une double formation, poursuivant parallèlement un cursus en piano et en harpe.

Artiste précoce, elle entre dès l’âge de 13 ans au CNSMD de Lyon en harpe (classe d’Elisabeth Fontan-Binoche) et au CNSMD de Paris en piano dans la classe d’Aldo Ciccolini.

Après avoir obtenu ses premiers prix de piano et de musique de chambre, ainsi que la licence de concert de harpe à l’Ecole Normale de musique de Paris, c’est à Londres qu’elle se rend pour se perfectionner auprès de Maria Curcio-Diamand, grande pédagogue disciple d’Arthur Schnabel.

Elle décide alors de se consacrer exclusivement au piano : elle sera Lauréate du Concours International Clara Haskil de Vevey en 1989 et Victoire de la Musique en 1995.

Sa carrière de soliste la mène dès lors dans les salles et festivals du monde entier, de Montpellier à Bath, de la Roque d’Anthéron à Kuhmo, de Bagatelle à Locarno, elle a collaboré avec l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Lyon, Les Siècles, l’Orchestre Symphonique de Tours, l’Orchestre de l’Académie Chopin de Varsovie, du BBC Scottish Orchestra, l’Orchestre Symphonique de Bâle, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, le Brussels Philharmonic Orchestra, le MDR Orchestra à Leipzig et joué sous la direction de J.Märkl, F.Brüggen, C.Dutoit, E.Krivine, F-X.Roth, J.-Y.Ossonce, J.Axelrod, A.Tamayo ou encore K.Weise.

Chambriste confirmée, elle a formé durant de nombreuses années un duo avec Laurent Korcia, et retrouve régulièrement Henri Demarquette, Xavier Phillips, Jean-Marc Phillips, Marc Coppey, Philippe Graffin, Gary Hoffmann, Stéphanie-Marie Degand, Mireille Delunsch…

Elle a également parcouru une très grande partie du répertoire à 2 pianos et 4 mains, en compagnie de Jean-François Heisser, Claire Désert et Michel Béroff.

Enfin, elle a participé à de nombreux spectacles de ballets, partageant la scène avec son frère Charles Jude, danseur étoile et directeur du ballet de Bordeaux.

Son répertoire de prédilection se reflète dans son importante discographie : l’intégrale de l’œuvre pour piano de BRAHMS (dont le dernier volume est prévu pour 2019), Clara SCHUMANN, MENDELSSOHN, BEETHOVEN, CHOPIN, mais aussi Henri DUTILLEUX, Maurice OHANA (qui en avait fait une de ses interprètes favoris) BERG, JOLIVET, LISZT (en duo avec Michel Béroff).

Un enregistrement de la Symphonie Fantastique à deux pianos avec Jean-François Heisser vient de paraître chez Harmonia Mundi. Son prochain disque enregistré avec la flûtiste Raquele Magalhães pour NoMadMusic  sortira au printemps 2020.

Marie-Josèphe JUDE consacre aussi une grande partie de son activité à l’enseignement : après avoir été professeure au CNSMD de LYON durant 4 ans, elle enseigne depuis 2016 au CNSMD de Paris. Par ailleurs, elle fera partie du jury du prochain Concours Marguerite Long  (novembre 2019) qui l’a chargée  tout au long de la saison 18/19 de sélectionner  les futurs candidats dans le monde entier.

Elle est nommée Présidente et directrice artistique de l’Académie Internationale d’été de Nice en octobre 2017.

Emmanuel Reibel

Professeur de musicologie à l’Université Lyon 2 et membre de l’Institut de France, Emmanuel Reibel partage ses activités entre enseignement, recherche et médiation musicale. Auteur de nombreux livres, il a été primé par l’Académie française pour son essai Comment la musique est devenue « romantique », de Rousseau à Berlioz (Fayard). Il est également l’auteur de Faust, la musique au défi du mythe (Fayard).