Joséphine Besançon, clarinette

Diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Joséphine Besançon obtient un Master de clarinette en mai 2017 dans la classe de Pascal Moragues et Jérôme Comte avec les félicitations du jury, ainsi qu’un Master en clarinette basse en juin 2019 dans la classe de Alain Billard. Également très curieuse des autres écoles européennes, elle a étudié un semestre à l’Académie Sibelius de Helsinki avec Harri Mäki dans le cadre d’un Erasmus. Pendant ses études, elle participe à de nombreuses académies (OFJ, Lucern Academy, Santander).

Animée par l’envie de découvrir les larges possibilités du répertoire de la clarinette, autant en orchestre symphonique qu’en musique de chambre, elle s’est investie dans plusieurs formations. Elle est membre de l’ensemble Saxback, (sextuor à vents qui remporte en mai 2018 un 2nd prix au M-Prize Competition aux États-Unis) ainsi que de l’ensemble MAJA (ensemble de musique de chambre avec voix). Elle collabore aussi régulièrement au sein de différents ensembles et orchestres (Orchestre de l’Opéra de Paris, Orchestre Philharmonique Radio France, le Balcon, les Dissonances, Ensemble Court-circuit, Ensemble Écoute…)

Tanguy de Williencourt, piano

La presse ne manque pas d’accompagner l’émergence de ce « musicien complet, débordant de projets, en solo, en musique de chambre et même du côté de la direction d’orchestre » (Michel Le Naour, Concert classic), Alain Cochard signalant « l’autorité pianistique et la riche palette colore de l’ancien élève de Roger Muraro ». Le journal La Croix distingue en lui l’un des « futurs grands du piano », saluant « une interprétation poétique et toute en souplesse » de Beethoven, après un concert remarqué à La Roque d’Anthéron.

Musicien complet : la formule peut sembler galvaudée mais elle illustre parfaitement l’art de Tanguy de Williencourt, solistes recherché, musicien de chambre non moins sollicité. Il est le titulaire de pas moins de quatre Masters au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans les classes de Roger Muraro, Claire Désert et Jean-Frédéric Neuburger. Les conseils qu’il reçoit par ailleurs de personnalités aussi différentes que Maria João Pires, Christoph Eschenbach, Stephen Kovacevich et Paul Badura-Skoda, le marquent particulièrement, renforçant une curiosité musicale constante.
Son talent est rapidement distingué par les Fondations Blüthner et Banque Populaire. En 2016, il reçoit le double Prix du Jury et du Public de la Société des Arts de Genève. La même année, il est nommé « Révélation classique » de l’ADAMI, puis lauréat de la Génération SPEDIDAM 2017-19. En 2017, il obtient le Prix de l’Orchestre de Chambre de Paris au Concours Paris Play-Direct à la Philharmonie de Paris.
Parallèlement à ses distinctions, il mène une carrière de plus en plus importante. Il est ainsi invité dans de grandes salles telles que la Philharmonie de Paris, l’Auditorium du Musée d’Orsay, la Maison de Radio France et le Collège des Bernardins et La Scala à Paris, à l’Opéra de Lille, l’Auditorium de Bordeaux, le Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence ainsi que dans des festivals comme Chopin à Nohant, Radio France et Montpellier, Pablo Casals à Prades, La Chaise-Dieu, La Vézère, Les Solistes à Bagatelle, Les Chorégies d’Orange, l’Abbaye de Royaumont, La Folle Journée de Nantes (de même que celles d’Ekaterinenburg et du Japon), La Roque d’Anthéron ou le Lille Piano Festival. Tanguy de Williencourt n’est pas moins actif à l’étranger, avec des concerts à la Philharmonies de Saint- Pétersbourg en Russie, aux Sommets musicaux de Gstaad, au Palazetto Bru Zane à Venise, à la Philharmonie de Berlin et à l’Opéra de Bonn en Allemagne.

Lors de la saison 19-20, il se produira au Festival Via Aeterna, au Festival de Musique de Toulon, à la Seine Musicale, au Théâtre des Champs-Elysées et à Flagey.
Il partage la scène avec les musiciens Olivier Charlier, Pierre Fouchenneret, Guillaume Chilemme, Adrien Boisseau, Bruno Philippe, Jérôme Pernoo, Paul Meyer, Philippe Bernold, les chanteurs Mireille Delunsch et Vincent Le Texier et sous la direction de chefs tels que Jean-Christophe Spinosi ou Raphaël Pichon. Il donnera égalment un recital avec Stéphanie d’Oustrac à la Philharmonie de Paris.
Sa discographie s’est récemment enrichie d’une intégrale des transcriptions pour piano Wagner/ Liszt en double-CD (Mirare), largement saluée par la critique : « Tanguy de Williencourt, en artiste inspiré, nous mène au coeur de la musique », note Bertrand Boissard dans le magazine Diapason (le disque reçoit les Cinq étoiles). Avec son vieux complice, le violoncelliste Bruno Philippe, il signe deux disques : un enregistrement consacré à Brahms et Schumann (Evidence Classics), un second mettant en regard Beethoven et Schubert (Harmonia Mundi).

Un disque Beethoven sortira début 2020 chez Mirare.

Jean-Baptiste Doulcet, piano

 » Un diamant à mille facettes «  (Olivier Bellamy, Classica)

 » Une pensée musicale en action, qui va jusqu’à l’essence même des oeuvres (…) Résolument hors normes. «  (Christian Merlin, Le Figaro)

 » Une vision, une conception, servie par une qualité pianistique -toucher, attaques, sens du rebond, justesse des contrastes et des silences- remarquable. «  (France tv info.fr)

Né en 1992, Jean-Baptiste Doulcet est pianiste, improvisateur, compositeur.

Il remporte en 2019 le 4ème prix et le Prix du public du concours Marguerite-Long (présidé par Martha Argerich), ainsi que le Prix Modern Times du concours Clara Haskil 2019 (Président Christian Zacharias).

Jean-Baptiste est aussi lauréat du 2ème prix du 8th Nordic Piano Competition et primé par la Fondation Charles Oulmont.

Considéré comme l’une des étoiles montantes du piano français à l’instar d’Alexandre Kantorow et Rémi Geniet (Classica Magazine), il sort son premier CD enregistré en live lors d’un récital Beethoven/Schumann ainsi que des improvisations (label les Spiriades, 2017). On l’a entendu ces dernières années en France (Pleyel, Gaveau, Cortot, La Roque d’Anthéron, Lisztomania, et en 2020 à la Folle Journée de Nantes et à Nohant), au Danemark, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Italie, en Chine… Reconnu pour sa pour sa personnalité pianistique tant en soliste que dans sa sensibilité de chambriste (il a joué auprès d’Augustin Dumay, Marc Coppey, le quatuor Hermès, Jérôme Pernoo…), mais aussi pour ses récitals d’improvisation (Festival de Nohant, Aarhus Kammermuzik Festival, Glafsfjordens Festival…), Jean-Baptiste incarne de multiples facettes artistiques.

Après avoir étudié au CNSMdp auprès de Claire Désert (en piano et en musique de chambre), Thierry Escaich et Jean-François Zygel (en improvisation), il travaille aujourd’hui auprès de grands noms de la pédagogie du piano : Julia Mustonen-Dahlkvist avec qui il il se perfectionne depuis maintenant deux ans, Dmitri Bashkirov, Hortense Cartier-Bresson, Epifanio Comis, Alexey Lebedev…

En tant que compositeur, il a écrit non moins d’un vingtaine d’oeuvres pour instruments solistes, musique de chambre ou musique d’ensemble. Le Gewandhaus lui commande un second Quatuor à cordes , créé en 2018 à Leipzig ; la création de son Trio avec piano a lieu au Petit Palais de Paris, et des personnalités telles que Jérôme Pernoo ou Raphaël Pidoux interprètent ses oeuvres. Sa Trilogie de la passion pour ensemble de 12 violoncelles d’après des poèmes de Goethe, est éditée chez Alfonce Productions.

Sarah Jegou-Sageman,violon

Jeune violoniste prometteuse, Sarah Jégou-Sageman se forme à Paris, d’abord au CRR auprès de Larissa Kolos, puis au CNSM avec Boris Garlitsky et Philippe Graffin. Elle étudie depuis cette année à l’académie Baremboin à Berlin avec Mihaela Martin.

À l’occasion de master-classes ou diverses formations de musique de chambre, Sarah reçoit également les conseils de musiciens comme Leonidas Kavakos, Philippe Hersant, Richard Schmoucler, Michel Michalakakos, ou Maria Belooussova.

Passionnée de littérature, elle a par ailleurs suivi une licence de lettres.

Sarah a obtenu plusieurs prix dans des concours français et internationaux: un prix spécial au concours Flame à Paris en 2013, le troisième prix au concours international Arthur Grumiaux en Belgique en février 2016, un prix d’honneur au concours Bellan et le deuxième prix du concours Ginette Neveu en 2017. Elle s’est produite en concert dans le cadre de festivals, comme les Automnales d’Intermezzo à Ville-la-Grand, ou le Cap Ferret Music Festival, notamment en duo avec Caroline Sageman.

En décembre 2016, elle se produit au théâtre de la criée à Marseille lors d’un concert anniversaire pour les 40 ans de Lyrinx, aux côtés des artistes du label. Invitée en sonate et en trio dans le cadre de la saison 2017–18 de Jeunes Talents à Paris, elle joue aussi cette même année en soliste à la Seine musicale à Boulogne lors du concert de clôture de l’académie Jaroussky. Avec l’Euyo (Orchestre européen des jeunes), Sarah se produit en août 2018 dans de prestigieuses salles du continent, comme le Royal Albert Hall de Londres ou le Concertgebouw d’Amsterdam. En mars 2018, elle est soliste avec l’orchestre régional de Normandie pour des concerts à Caen et à Vire. Elle joue également à la Fondation Louis Vuitton à Paris et au Victoria Hall à Genève en quatuor avec l’académie Seji Ozawa, et sous sa direction au festival de Matsumoto au japon.

Après avoir bénéficié pendant trois ans du prêt d’un violon qui fut celui d’Arthur Grumiaux, par la fondation Musique et vin au Clos Vougeot, Sarah Jégou-Sageman joue désormais sur un Vuillaume qui lui est prêté par le Fonds instrumental français.

Marine Chagnon, mezzo-soprano

Diplômée d’une licence mention Très Bien à l’unanimité du Conservatoire National de Paris, Marine Chagnon poursuit actuellement son master dans la classe d’Elène Golgevit.

Passionnée par la pluralité des arts, elle se forme en danse modern-jazz ainsi qu’en art dramatique, et s’applique à toucher à tous les styles musicaux, en autres la musique ancienne.

On a déjà pu voir cette mezzo-soprano sur scène dans Lola de Cavalleria Rusticana, la

Tasse Chinoise et la Chatte de l’Enfant et les Sortilèges au Théâtre du Châtelet (Concert Tôt), Cherubino des Nozze di Figaro, Nancy de Albert Herring, la Troisième Dame de La Flûte Enchantée, la Périchole (rôle-titre) au Théâtre National de Bayonne, Annio dans la Clemenza di Tito au Grand Théâtre de Dijon, …

Dans le répertoire baroque, on a pu l’entendre à l’Opéra de Dijon dans le rôle d’Euridice de l’Orfeo, puis dans Venus du Ballo delle Ingrate sous la direction de Paul Agnew (Arts Florissants) au CNSMDP. Elle est l’alto solo de la Passion selon Saint-Matthieu sous la direction de Jos van Veldhoven à la Cathédrale de Notre-Dame de Paris, puis soprano 2 solo dans les Vêpres de Monteverdi avec l’ensemble La Tempête de Simon-Pierre Bestion (Festival de Noirlac,…)

On a pu l’entendre dans l’émission « Génération France Musique » de Clément Rochefort, aux côtés de Philippe Jaroussky.

Marine a reçu le Prix Jeune Espoir au Concours International de Mâcon en 2018, et le Prix Spécial du Jury du Concours International de Canari (Corse) en août 2019 ; elle est lauréate des académies de Villecroze, Royaumont, Frivolités Parisiennes et Philippe Jaroussky, ainsi que du prix Dauphin de Verna (Fondation de France).

On pourra entendre Marine dans le rôle de Lucilla, La Scala di Seta de Rossini en mars prochain dans une coproduction CNSMDP/Philharmonie de Paris, et dans le rôle de Nicolette de l’Amour des Trois Oranges à l’Opéra de Nancy.

Pour la saison prochaine, Marine sera Zerlina de Don Giovanni sous la direction de C. Diederich, et Belle dans la Belle et la Bête de Philip Glass à l’Opéra de Caen ainsi qu’au Théâtre de l’Athénée.

Emmanuel Reibel

Professeur de musicologie à l’Université Lyon 2 et membre de l’Institut de France, Emmanuel Reibel partage ses activités entre enseignement, recherche et médiation musicale. Auteur de nombreux livres, il a été primé par l’Académie française pour son essai Comment la musique est devenue « romantique », de Rousseau à Berlioz (Fayard). Il est également l’auteur de Faust, la musique au défi du mythe (Fayard).

Marie-Josèphe Jude, piano

Née d’un père français et d’une mère sino-vietnamienne, c’est au Conservatoire de Nice que Marie-Josèphe JUDE commence ses études musicales. Elle y reçoit une double formation, poursuivant parallèlement un cursus en piano et en harpe.

Artiste précoce, elle entre dès l’âge de 13 ans au CNSMD de Lyon en harpe (classe d’Elisabeth Fontan-Binoche) et au CNSMD de Paris en piano dans la classe d’Aldo Ciccolini.

Après avoir obtenu ses premiers prix de piano et de musique de chambre, ainsi que la licence de concert de harpe à l’Ecole Normale de musique de Paris, c’est à Londres qu’elle se rend pour se perfectionner auprès de Maria Curcio-Diamand, grande pédagogue disciple d’Arthur Schnabel.

Elle décide alors de se consacrer exclusivement au piano : elle sera Lauréate du Concours International Clara Haskil de Vevey en 1989 et Victoire de la Musique en 1995.

Sa carrière de soliste la mène dès lors dans les salles et festivals du monde entier, de Montpellier à Bath, de la Roque d’Anthéron à Kuhmo, de Bagatelle à Locarno, elle a collaboré avec l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Lyon, Les Siècles, l’Orchestre Symphonique de Tours, l’Orchestre de l’Académie Chopin de Varsovie, du BBC Scottish Orchestra, l’Orchestre Symphonique de Bâle, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, le Brussels Philharmonic Orchestra, le MDR Orchestra à Leipzig et joué sous la direction de J.Märkl, F.Brüggen, C.Dutoit, E.Krivine, F-X.Roth, J.-Y.Ossonce, J.Axelrod, A.Tamayo ou encore K.Weise.

Chambriste confirmée, elle a formé durant de nombreuses années un duo avec Laurent Korcia, et retrouve régulièrement Henri Demarquette, Xavier Phillips, Jean-Marc Phillips, Marc Coppey, Philippe Graffin, Gary Hoffmann, Stéphanie-Marie Degand, Mireille Delunsch…

Elle a également parcouru une très grande partie du répertoire à 2 pianos et 4 mains, en compagnie de Jean-François Heisser, Claire Désert et Michel Béroff.

Enfin, elle a participé à de nombreux spectacles de ballets, partageant la scène avec son frère Charles Jude, danseur étoile et directeur du ballet de Bordeaux.

Son répertoire de prédilection se reflète dans son importante discographie : l’intégrale de l’œuvre pour piano de BRAHMS (dont le dernier volume est prévu pour 2019), Clara SCHUMANN, MENDELSSOHN, BEETHOVEN, CHOPIN, mais aussi Henri DUTILLEUX, Maurice OHANA (qui en avait fait une de ses interprètes favoris) BERG, JOLIVET, LISZT (en duo avec Michel Béroff).

Un enregistrement de la Symphonie Fantastique à deux pianos avec Jean-François Heisser vient de paraître chez Harmonia Mundi. Son prochain disque enregistré avec la flûtiste Raquele Magalhães pour NoMadMusic  sortira au printemps 2020.

Marie-Josèphe JUDE consacre aussi une grande partie de son activité à l’enseignement : après avoir été professeure au CNSMD de LYON durant 4 ans, elle enseigne depuis 2016 au CNSMD de Paris. Par ailleurs, elle fera partie du jury du prochain Concours Marguerite Long  (novembre 2019) qui l’a chargée  tout au long de la saison 18/19 de sélectionner  les futurs candidats dans le monde entier.

Elle est nommée Présidente et directrice artistique de l’Académie Internationale d’été de Nice en octobre 2017.