Cabaret oriental

Cabaret oriental

Suivant dans son périple le pionnier de l’aéropostale que fut Saint-Exupéry, nous survolerons l’Afrique du Nord avec la voix envoûtante de Amel Brahim-Djelloul entourée de ses musiciens (chant, guitare, violon et percussions – derbouka, daf, tar, bondir). Ils nous plongeront dans l’atmosphère orientale des chansons et des chants traditionnels arabo-andalous, kabyles, judéo-espagnols, représentatifs de la culture musicale du pourtour méditerranéen. Amel Brahim-Djelloul sera accompagnée d’un violon, d’une guitare et de percussions traditionnelles.

Milongo

Milóngo

Le Trio Tasis présente son nouveau programme Milóngo, en regard avec l’aventure aérienne d’Antoine de Saint-Exupéry et son séjour en Argentine durant le premier âge d’or du tango (1920-1940). Ce voyage musical s’inspire de l’esprit de découverte et de liberté, où l’exploration aérienne se mêle à la rencontre des cultures et des territoires.

Le Trio Tasis revisite certaines œuvres emblématiques des grandes figures du tango de cet âge d’or, telles que Carlos Gardel, Julio De Caro ou Osvaldo Fresedo, qui ont su donner un souffle nouveau et installer les bases de ce genre musical en pleine constitution. Autant de compositions qui reflètent à la fois la virtuosité, l’élégance et la modernité de leur époque. Bien avant l’ère de Piazzolla, les décennies 1920-1940 marquent le premier moment où le tango se définit clairement en tant que genre musical. Elles incarnent la synthèse d’influences culturelles et musicales diverses – habanera, polka, valses, mazurkas, tarentelles, pasodoble et rythmes européens se mêlent à la tradition populaire argentine – en un genre définitivement installé.

En complément, ce voyage musical s’enrichit d’influences poétiques et contemporaines, avec des pièces de Carlos Gardel, Julio De Caro, Osvaldo Fresedo, Julián Plaza, Claude Nougaro, Juan Manuel Serrat, Mathias Naon, Astor Piazzolla., illustrant le dialogue entre les genres et les cultures, dans un esprit d’exploration et de liberté.

 

 

Espoir

Espoir, sierra de Teruel

En clôture du festival, nous réunissons deux auteurs Saint-Exupéry et Malraux dont on célébrera le 50e anniversaire de la disparition. Malraux, membre du Comité mondial antifasciste, met sur pied et commande L’escadrille España, épisode romancé dans un des chapitres du film Espoir, sierra de Teruel. Antoine de Saint-Exupéry est en août 1936 l’envoyé spécial du quotidien parisien l’Intransigeant en Catalogne.

Le commandeur des oiseaux

Le commandeur des oiseaux

Le ciel fut son encre et la vie son roman

Le spectacle

Toute sa vie a été marquée par des oxymores. C’est un aventurier épris de liberté qui s’épanouit mieux quand il sert une cause plus grande que lui. C’est un rêveur qui s’accomplit dans l’action. Un solitaire sensible, qui n’est jamais aussi heureux qu’au milieu de ses amis. C’est un penseur impulsif et un aventurier philosophe. Il a sublimé ses tourments, en volant d’abord, et surtout en écrivant ses chefs-d’œuvre qui mêlent des récits poignants et des réflexions très percutantes. Ce récit célèbre l’amitié, le sens du devoir et l’indicible ; car si l’essentiel demeure invisible aux yeux, il brûle dans nos cœurs. Une odyssée humaine qui, au fil des scènes, éclaire le destin d’un homme en quête d’absolu.Un spectacle vibrant, entre ciel et sable, qui retrace la vie de Saint-Exupéry : aviateur visionnaire, écrivain habité, amoureux tourmenté, philosophe de l’action.

Note d’intention de Benoît Lavigne, le metteur en scène

Entre l’aviateur de la fabuleuse aventure de l’aéropostale, l’écrivain sublime auteur de nombreux chefs-d’œuvre comme Le Petit Prince, Vol de nuit, Terre des hommes ou encore Citadelle, l’amoureux fou de sa femme et des femmes, l’intrépide pilote de la Seconde Guerre mondiale, l’artiste engagé pour la liberté, l’humaniste désespéré, c’est mille et une couleurs, mille et une facettes qu’ils nous offrent de découvrir dans ce spectacle intitulé Saint-Exupéry, Le Commandeur des oiseaux.
Mon travail a été de mettre en lumière chacune des nuances, des émotions, des contradictions, des passions de cet homme multiple et complexe que l’on connait finalement si peu.
Nous éclairons avec délicatesse ses pensées, ses rêveries, ses nostalgies, ses désirs, ses convictions, ses doutes et ses fragilités.
Nous révélons un homme dont la fraternité, le sens du devoir, l’amour des autres sont des valeurs sacrées. Nous dévoilons un être confronté aux tourments de son temps, pris dans le tourbillon de la guerre, se débattant en permanence pour faire entendre sa voix, sa singularité, refusant les clans, les idées toutes faites et la simplification des opinions.
Nous plongeons dans son intimité, ses secrets, ses blessures et ses rêves.
Nous vous racontons l’histoire de cet homme, ce commandeur des oiseaux, pour qui le plus beau métier du monde était celui d’unir les hommes et qui voulait faire de sa vie un rêve et de son rêve une réalité.

 

¡No Pasaran!


« ¡No Pasaran! »







Canciones Españolas Antiguas
                                    Federico Garcia Lorca
 Nana de Sevilla
 Las morillas de Jaen
 Los Pelegrenitos

Combat del somni                                                          Federico Mompou
 sur un texte de José Janès                                                    
 Damunt de tu nomès les flors           

Chansons castillanes                                                      Jesús Guridi
 Allá arriba, en aquella montaña
 Mañanita de San Juan

Intermezzo pour violoncelle,                                        Enrique Granados
 extrait de l’opéra Goyescas

Sept chansons populaires                                             Manuel de Falla
 (violoncelle, alto, piano)
 
El paño moruno
 Seguidilla murciana
 Asturiana
 Jota
 Nana
 Canción
 Polo

Danse extr. de La vie brève                                           Manuel de Falla/Fritz Kreisler
 (violon, piano)

La oración del torero op.34                                           Joaquín Turina 
 (pour quatuor à cordes)

Quintette avec piano en sol mineur op.49                Enrique Granados

Scène andalouse op.7                                                    Joaquín Turina 
 (alto solo, piano et quatuor à cordes)                 

Clarisse Faucher, chant
Norimi Lemaire, Eléa Hetzel,
violons
Inès El Jamri, Maurice Théron, altos
Philaé Foucher de la Fuente – Numa Hetzel, violoncelles
Adrien Mercier, piano

Les musiques de Saint-Exupéry

Les musiques de Saint-Exupéry

 


Sonate No.14
en do mineur KV 457                                      Wolfgang Amadeus Mozart

Nocturne op.48 No.1 en do mineur                                      Frédéric Chopin
Polonaise – Fantaisie
en la bémol majeur op.61

Quatuor avec piano en sol mineur KV 478                          Wolfgang Amadeus Mozart

 

Lou Veilhan-Patou, violon
Inès El Jamri, alto
Philaé Foucher de la Fuente, violoncelle
Gaspard Thomas, piano

Trio Tasis

Trio Tasis

Carmela Delgado, bandonéon
Emilie Aridon-Kociołek, piano
Mathias Naon, violon

Unis par une complicité artistique forgée au fil des années, Carmela Delgado, Émilie Aridon-Kociołek et Mathias Naon fondent en 2023 le Trio Tasis. Leur ambition : explorer un tango de chambre, intimiste et inventif, qui se nourrit de musique classique/contemporaine, de jazz, de chanson ou encore des folklores d’Amérique latine. De ces dialogues naît leur identité sonore, en mouvement, vivante, façonnée par la rencontre entre traditions et influences contemporaines.

En 2025 paraît leur premier album, …Porque sí (label Le Triton), fruit d’un travail de compositions et d’arrangements signé par Mathias Naon. Vieilles horloges, chants sans paroles, kaléidoscope, rhapsodie funèbre, petite danse sacrale, valses et tangos composent ce programme où les univers s’entremêlent, se confrontent et se superposent. Un album en forme de laboratoire sonore où Schönberg côtoie Aznavour, Piazzolla dialogue avec Stravinsky, Serrat avec Bartok, et où tradition et invention se répondent librement. L’album a été salué par la critique : France Musique parle d’« un programme très riche », Jazz News (indispensable !) d’« une immense réussite », tandis que FIP souligne « la fusion si naturelle des formes, sans jamais perdre l’âme du tango »…

Le trio accompagne la sortie de cet enregistrement par une vaste tournée européenne (Porque sí tour 2025), avec plus d’une vingtaine de concerts en France, Allemagne, Autriche, Suisse, Belgique et Pays-Bas. Ils se produisent notamment au Festival Radio France Occitanie Montpellier, à La Filature de Mulhouse ainsi qu’au Triton (Les Lilas) lors du concert de lancement de l’album. Ces concerts sont conçus comme des moments de rencontre, où la recherche musicale se prolonge dans l’échange avec le public. Le Trio Tasis développe également des projets pédagogiques – ateliers, master classes, concerts-découverte – afin de transmettre son approche singulière du tango et de la création musicale.

L’identité du Trio Tasis s’enracine dans la richesse et la diversité des parcours de ses membres, qui mêlent expériences classiques, contemporaines et latino-américaines. Formés au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et en Argentine, ils poursuivent une carrière internationale en se produisant dans des salles telles que le théâtre du Châtelet, l’Auditorium de Radio France, l’Auditorium de l’Orchestre National de Lyon, Opéra de Bordeaux, le Konzerthaus de Vienne, l’Elbphilharmonie de Hambourg, le Shanghai Oriental Art Center, le théâtre San Martin de Buenos Aires… ; ils se produisent en tant que solistes avec des ensembles tels l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre National de Bretagne… ; dans des festivals tels que les Flâneries musicales de Reims, Radio France Montpellier, les Nuits de Fourvière, Les Nuits musicales d’Uzès…

Concert 1 : Lettres d’un voyageur

Concert 1 – Lettres d’un voyageur

Clémence Danvy, soprano
Emilie Callesen, Emmanuel Coppey, violon
Evan Mut, alto
Noé Natorp, violoncelle
Chloé Lucas, contrebasse
Jean-Baptiste Doulcet, piano 

Liszt et Sand ont en communt l’humanisme social et religieux prôné par Félicité de Lammenais, écrivain, prêtre et philosophe d’une grande influence ; autant de valeurs de fraternité qui s’incarneront dans leurs œuvres. Pour les deux amis, qui se dédieront mutuellement des textes importants et partageront nombre d’idées (ainsi Sand écrira à Liszt ; Oui, la musique, c’est la prière, c’est la foi, c’est l’amitié, c’est l’association par excellence…), l’art n’est qu’un moyen, certes privilégié, d’aller vers Dieu comme vers les hommes. « J’aime Franz, c’est une portion de mon propre sang. » George Sand

Au bord d’une source

Les cloches de Genève

(Album d’un voyageur S.156 (1837) – Premier livre : impressions et poésies)

Un soir dans la montagne Mélodie dErnest KnopNocturne

Trois airs suisses S.155bis (1836)                                        

Comment disaient-ils S.276 (1842)        

Oh quand je dors S.282 (1842)

Enfant si j’étais roi S.283 (1844)

S’il est un charmant gazon S.284 (1844)

La tombe et la rose S.285 (1844)

Mélodies sur des poèmes de Victor Hugo                                                                                                 

—– entracte —–

Tristia (1837, rev.1880) S.378c

Transcription de la Vallée d’Obermann pour violon, violoncelle et piano (Les Années de Pèlerinage – Première année – la Suisse)

Malédiction pour piano et quintette à cordes  S.120   (1833)

(Orgueil, raillerie, pleurs-angoisses-rêves)

Concert-lecture : « Je ne suis pas sainte, quoi qu’on dise ! »

Concert-lecture : « Je ne suis pas sainte, quoi qu’on dise ! »

Lecture musicale du journal intime de George Sand lu, par Marie-Christine Barrault, accompagnée au piano par Jacqueline Bourgès-Maunoury. Choix de textes par Aude de Tocqueville

Il y a près de deux cents ans, les romans de George Sand (1804-1876) passionnaient le public, mais sa vie de femme ouvertement indépendante choquait une société pétrie de morale et de conformisme. Aujourd’hui, on ne lit plus guère ses romans mais on reste subjugué par la modernité de ses écrits intimes. Rêveuse et imaginative, généreuse et indomptable, touchante de franchise et d’honnêteté, cette amoureuse passionnée traverse les joies et les épreuves avec le même goût du bonheur qu’elle définissait comme l’acceptation de la vie, quelle qu’elle soit.

Publié pour la première fois en 1924 par sa petite-fille, Aurore Sand, ce qui reste de son journal intime (des fragments retrouvés par un collectionneur et qui auraient été conservés par Ursule, l’amie d’enfance de G. Sand) débute par un moment particulièrement douloureux de sa liaison avec Alfred de Musset.

L’indépendance avait un prix : George Sand souffrit, travailla comme une acharnée, mais elle aima : Vivre, que c’est doux! Que c’est bon malgré les chagrins, les maris, l’ennui, les dettes, les cancans… Vivre c’est enivrant! Aimer et être aimé, c’est le bonheur! C’est le ciel! (1831).

Un voyage littéraire et musical, en compagnie de :

Chopin : Nocturnes op.9 n° 2 et op.27 n° 2, Préludes op. 28 et n° 4, 7 et 8, Valse op. 64 n°1

Liszt : Rêve d’amour nocturne n° 3

Schubert-Liszt : Erlkönig, extrait

Beethoven-Liszt : Pastorale andante de la Symphonie op. 68 n°. 6 en fa majeur.

Schubert : Ständchen, extrait

Pauline Viardot : Mazourke