Au grand balcon
Film français réalisé en 1949 par Henri Decoin, sur un scénario de Joseph Kessel., interprété par Pierre Fresnay et Georges Marchal.
En ouverture de la conférence de Jean-Yves Tadié évoquant les engagements de Malraux et de Saint-Exupéry pendant la guerre d’Espagne (le premier comme commandant de l’escadrille España et le second comme correspondant de presse), notre programmation incluait Espoir, sierra de Teruel, le film tourné par Malraux en 1938, adaptation de son roman publié l’année précédente.
Il se trouve que le film, en cours de restauration, n’est pas encore disponible à la date où se tient notre festival.
Nous proposons donc un autre classique du cinéma français qui, certes, sans être relié à la guerre d’Espagne, partage avec le récit de Malraux un même élan lyrique inspiré par la vie d’aviateurs aventureux, en l’occurrence les pilotes comme Saint-Exupéry qui allaient dans les années 1920 rallier l’Amérique du Sud depuis la France.
Présentation par Michel Denis.
Thibault de Montalembert
Balthazar Pouilloux, compositeur, metteur en scène, auteur
Adrien Mercier, arrangeur, orchestrateur
Éléa Hetzel, cheffe d’orchestre, cheffe de chœur
Clélia Horvat, Le Petit Prince
Célian d’Auvigny, L’Aviateur
Paul Germanaz, Le Renard,
Clarisse Fauchet, La Diva, L’allumeuse de Réverbère
Cécile Habibi, La Rose
Loup Thévenin, Le Roi, Le Serpent
L’orchestre Silmaril 
Le Petit Prince
Colette
[…] Il fallait arrêter la composition d’une formation dont l’originalité empêche l’oreille d’écouter en référence à la version orchestrale, et dont la richesse en timbres puisse restituer la diversité de l’écriture ravélienne. Pourquoi, alors, ne pas mélanger trois modes de jeux instrumentaux bien distincts : le souffle, avec la flûte (également piccolo, flûte en sol ou flûte à coulisse selon les besoins), l’archet, avec le violoncelle et, enfin, le clavier dont l’infinie complexité permet de créer l’impression de masses, de volumes, mais aussi de styliser l’âpreté d’une percussion, le cristallin d’une harpe ou la brillance d’un cuivre ? Le reste n’est plus que jeu, jeu d’écriture bien sûr : jeu des quatre mains qui s’emboîtent ou se croisent, jeu sur la combinatoire quasi-illimitée d’un tel quatuor, jeu sur la couleur, jeu dans l’espace […].
Jean-Yves Tadié, conférencier
Colette et la musique 
Flore Royer : L’Enfant
Madeleine Bazola-Minori : La Mère, La Libellule, La Tasse, Le Pâtre
Margaux Loire : La Bergère La Chatte, l’Ecureuil
Félix Merle : Le Fauteuil, L’Arbre
Tsanta Ratianarinaivo : La Théière, L’Arithmétique
Anne-Laure Hulin : Le Feu, la Chouette, la Pastourelle, le Rossignol
Marie Ranvier : La Princesse, la Chauve-souris
Paul-Louis Barlet : L’Horloge, Le Chat
Jean Gloire Nzola Ntima : La Reinette
Alexane Faye : Flûte
Alexandre Frochot : Violoncelle
Didier Puntos : Piano
Emmanuel Mercier : Piano


Sous la lueur de la lune, l’enfant entre dans le jardin où le cauchemar continue. Un arbre se plaint de la blessure que lui a faite un jour l’enfant avec son canif volé. Le chœur des autres arbres eux aussi se plaignent des mauvais traitements subis. Surgissent une libellule toujours à la recherche de son amie… épinglée sur le mur, des chauves-souris en deuil de la perte d’une des leurs, une rainette qui s’en mêle. Et d’autres bêtes encore qui se ruent sur l’enfant pour se venger de sa cruauté. C’est à qui s’en prendra à lui avant les autres. Dans la bataille, un petit écureuil est blessé et l’enfant va le panser. Les animaux, à la vue de la bonne action, se calment, rendent l’enfant à sa mère. Le voilà pardonné.
Aurélie et Pierre-Emmanuel Poujardieu, coproducteurs de cette manifestation, nous accueillent au Domaine de Rozven dans ce lieu prestigieux, historique, face à la mer, la Maison des Dunes, ayant appartenu à l’écrivaine Colette entre 1910 et 1926.