Emmanuel Reibel
Professeur de musicologie à l’Université Lyon 2 et membre de l’Institut de France, Emmanuel Reibel partage ses activités entre enseignement, recherche et médiation musicale. Auteur de nombreux livres, il a été primé par l’Académie française pour son essai Comment la musique est devenue « romantique », de Rousseau à Berlioz (Fayard). Il est également l’auteur de Faust, la musique au défi du mythe (Fayard).
Jean-François Heisser, piano
« Artiste complet », l’expression prend tout son sens avec Jean-François Heisser, pianiste, chef d’orchestre, pédagogue à la vaste culture et à la curiosité sans cesse en éveil. Né à Saint-Etienne, il est l’héritier de Vlado Perlemuter, Henriette Puig-Roget et Maria Curcio. Il a lui-même enseigné le piano de 1991 à 2016 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Parmi ses disciples on peut citer Bertrand Chamayou et Jean-Frédéric Neuburger avec lesquels il entretient une relation de grande complicité musicale.
Son activité est aujourd’hui partagée entre une carrière de soliste, de directeur musical de l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine (ex Orchestre Poitou-Charentes) depuis 2001, de chef invité, et aussi de directeur artistique pour différentes structures et programmations de premier plan. Sa discographie compte plus de 40 enregistrements : après le grand succès des œuvres de Paul Dukas (Diapason d’or de l’année) il collabore avec Erato (Coffret de 6 CD consacrés au répertoire espagnol, Schumann, Brahms, Saint Saëns, Debussy, etc) puis Naïve (Beethoven, Brahms) et Praga Records (Weber, Berg, Manoury, Bartok…). Il enregistre aujourd’hui essentiellement pour Mirare avec l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine (Falla, Wien 1925, Dubois, American Journey) et les Musicales Actes Sud (Albéniz, Mompou). Sont dernièrement parus : fin 2017 l’Intégrale des Concertos pour piano de Beethoven (Mirare) et début 2019 sa transcription pour 2 pianos de La Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz (avec Marie-Josèphe Jude – Harmonia Mundi). Vient de paraître chez ERATO/WARNER un coffret consacré à des rééditions de ses enregistrements du répertoire espagnol.
Soliste, il joue sous la direction des plus grands chefs tels que Janowski, Tilson-Thomas, Segerstam, Krivine, Mehta, Plasson, Roth etc avec, entre autres, le London Symphony Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le Royal Philharmonic Orchestra, l’Orchestre de Paris, le Bayerischer Rundfunk, l’Orchestre National de France, Les Siècles… Il se produit beaucoup en récital avec une prédilection pour Beethoven (Sonates, Variations Diabelli etc..), Brahms, Chopin, le répertoire espagnol (Albéniz, Falla, Granados, Mompou) et bien sûr les grands compositeurs français d’hier et aujourd’hui. Outre les grands concertos et les pièces majeures du répertoire pianistique, il a beaucoup défendu les œuvres du XXème siècle et la création contemporaine.
Son exigence d’interprète le conduit à jouer régulièrement sur pianos historiques (Weber : Les quatre Sonates – Praga Records, Konzertstück – Mirare). Avec le chef François-Xavier Roth et son orchestre « Les Siècles », il alterne claviers modernes (les trois Concertos de Bartók) et instruments d’époque (Saint-Saëns et Brahms). Il entreprend sur la saison 19/20 une tournée nationale sur pianos anciens et particulièrement un Chickering historique de toute beauté.
Chambriste, Jean-François Heisser a bien évidemment parcouru tout le répertoire avec des partenaires tels que les Quatuors Ysaye, Lindsay et Pražák. Si son enregistrement des sonates de Bartok avec Peter Csaba (Praga) demeure aujourd’hui incontournable, il a aussi beaucoup défendu le répertoire à 4 mains et 2 pianos. Il reste un des partenaires les plus demandés tant par des artistes confirmés que par la jeune génération.
Directeur musical, il développe depuis 2001 le projet de l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine qu’il a hissé au plus haut niveau des formations de chambre françaises, ainsi qu’en attestent les enregistrements réalisés pour le label Mirare : la version primitive de L’Amour Sorcier de Falla et le Kammerkonzerte de Berg, salués unanimement par la presse, sont désormais des références. Fin 2017 est parue l’intégrale des Concertos pour piano de Beethoven (Jean-François Heisser piano et direction), fruit d’un long travail et d’une longue maturation avec les musiciens de l’orchestre.
Directeur artistique, sa complicité avec les Editions Actes-Sud l’a conduit à assurer la programmation des Soirées Musicales d’Arles. A partir de 2015, il est conseiller artistique du Festival de l’Orangerie de Sceaux. Enfin, pour perpétuer l’œuvre et le souvenir de son maître Vlado Perlemuter, interprète « historique » des grands compositeurs français, Jean-François Heisser est Président de l’Académie internationale Maurice Ravel, haut lieu de formation de jeunes talents. Il préside également le Festival Ravel en Nouvelle-Aquitaine depuis Août 2017.
Olivier Gourdy, baryton-basse
Le baryton-basse Olivier Gourdy débute la musique dès son plus jeune âge par la contrebasse et le piano. Parallèlement à des études de commerce, il se découvre une passion pour le chant et intègre le conservatoire de Lille. Reçu en 2016 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Olivier y poursuit actuellement sa formation auprès d’Elène Goglevit, Frédéric Gindraux, Anne Le Bozec et Alain Buet. Il y a suivi également des classes de maîtres, avec Barbara Bonney, Margeret Honig et Regina Werner.
C’est au sein de l’atelier lyrique Opera Fuoco, qu’il rejoint en 2017 qu’Olivier fait ses premières armes dans l’Opéra. Il y a chanté dans de nombreuses productions, sous la baguette de David Stern. On a ainsi pu l’entendre en septembre dernier en tournée au Chine au festival de Pékin, dans le rôle d’Elviro, dans Serse de Händel. Il a joué Sam dans Stumme Serenade de Korngold, le Maestro, de Prima la Musica, de Salieri, la Voce, dans Idomeneo de Mozart… La saison dernière, il était également Astradamors dans Le grand Macabre de Ligeti à la Philharmonie de Paris et Sarastro de la Flûte Enchantée aux Escales Lyriques.
Il se produit régulièrement dans l’oratorio en tant que soliste interprétant Raphael dans la Création de Haydn à Notre Dame de Paris sous la direction de David Reiland, ou encore Pilate dans la Passion selon Saint-Jean, à l’église Saint-Etienne du Mont.
Pour cette saison, il chantera, entre autres, Blansac dans la Scala di Seta de Rossini au CNSMDP et Figaro dans les Noces de Figaro de Mozart à Levallois.
Question d’oreille, Vladimir Jankélévich, un philosophe et la musique
En présence de sa réalisatrice Anne IMBERT
Le philosophe Vladimir Jankélévitch (Bourges, 1903 – Paris, 1985) a consacré une partie de sa vie à la musique. Parallèlement à son travail de recherche autour des infimes mouvements de la conscience, il a développé une réflexion originale sur l’expression musicale, qu’il qualifie de « langage de l’indétermination et expression de l’ineffable ». Anne Imbert nous invite à un voyage poétique où la philosophie met en regard la musique et la vie. Jankélévitch n’a cessé de s’interroger sur le mystère de la musique « comme on dit de Dieu, on sait ce qu’il n’est pas, mais on ne sait pas ce qu’il est ». La musique nous transmet « l’ineffable de la vie, sans jamais l’exprimer ». Ce paradoxe, point de départ de la pensée du philosophe, l’a conduit à affirmer l’existence d’une « musique supra-sensible, supra-audible, antérieure non seulement aux instruments, mais aussi aux créateurs capables de la composer ». Sans autres commentaires que les mots du philosophe exhumés d’archives télévisuelles (« L’Invité du dimanche », 1971 ; « Le Grand Echiquier », 1974 ; « Apostrophes », 1980, etc.) ou radiophoniques, et quelques paroles de musiciens (Alice Ader, Radoslav Kvapil et Fasil Say), Anne Imbert dresse un portrait du philosophe qui a marqué tant de générations.
De l’aube à midi, concert I
Concert I : De l’aube à midi
Maurice RAVEL (1875-1937)
Rapsodie espagnole
– Prélude à la nuit : très modéré
– Malagueña : assez vif,
– Habanera : assez lent et d’un rythme las,
– Feria : assez animé.
Hélène Déchin & Emmanuel Mercier, piano à quatre mains
Nikolaï RIMSKI- KORSAKOV (1844-1908)
Chanson hindoue
Extrait de l’opéra épique Sadko (transcription pour violon et piano de Fritz Kreisler)
Danse orientale
Extrait de Shéhérazade (transcription pour violon et piano de Fritz Kreisler)
Nikolaï Tsygankov, violon – Emmanuel Mercier, piano
Sergueï RACHMANINOV (1873-1943)
Il fait bon ici…
Mélodie op. 2 n° VII
Ne me chante pas, ma belle, ces mélodies…
Mélodie op. 4 n° IV
Victoire Bunel, mezzo-soprano – Hélène Déchin , piano
Leoš JANACEK (1854-1928)
Sur un sentier recouvert
– Elles parlent comme les hirondelles
– La parole manque
Deux pièces parmi les treize pièces pour piano regroupées en deux cahiers composées durant les années 1900-1912
Déodat de SÉVÉRAC (1872-1921)
Le retour des muletiers
Extrait de la suite pour piano Cerdaña composée entre 1908 et 1911
Emmanuel Mercier, piano
Joaquin TURINA (1882-1949)
La Oracion del Torero, op. 34 (La Prière du torero),
Quatuor à cordes originellement écrit pour quatre luths en 1926.
– Introduction brève
– Pasodoble
– Andante
– Lento
– Pasodoble(reprise)
Fabien Boudot, Nikolaï Tsygankov, violon – Cyrile Robert, alto – Olivier Lacour, violoncelle
Josef SUK (1874-1935)
Élegie
Trio pour piano, violon et violoncelle, op. 23, 1902
Nikolaï Tsygankov, violon – Olivier Lacour, violoncelle – Emmanuel Mercier, piano
Gabriel DUPONT (1878-1914)
Poème pour piano et cordes, dédié à Charles-Marie Widor, 1911
1. sombre et douloureux
2. clair et calme
3. joyeux et ensoleillé
Fabien Boudot, Nikolaï Tsygankov, violon – Cyrile Robert, alto – Olivier Lacour, violoncelle – Emmanuel Mercier, piano
Programme indiqué sous toute réserve de modifications
Conférence Vladimir Jankélévitch, portrait
L’historienne, Françoise Schwab, a bien connu Vladimir Jankélévitch et, depuis la mort de celui-ci, en 1985, elle édite ses œuvres posthumes, des textes peu connus, des inédits, ou depuis longtemps inaccessibles, consacrés notamment à Liszt, Ravel, Fauré et tant d’autres encore. Françoise Schwab évoquera la figure de Vladimir Jankélévitch, son jeu au piano, la précision et la beauté de son écriture. Elle nous livrera son admiration pour la manière dont Jankélévitch parle de musique, cet art si difficile à décrire.
En plein soleil, Concert II
Concert II : En plein soleil
Claude DEBUSSY (1862-1918)
La soirée dans Grenade
Pièce tirée du triptyque pour piano intitulé Estampes, composé 1903
La puerta del Vino
Pièce tirée du deuxième livre des Préludes composés de 1910 à 1912
Poissons d’or
Pièce tirée du deuxième cycle des Images, recueil écrit en 1907
Gaspard Dehaene, piano
Mélodies
Victoire Bunel, mezzo-soprano – Gaspard Dehaene, piano
Manuel de FALLA (1876-1946)
Hommage pour le tombeau de Claude Debussy
Intitialement écrit pour guitare et transcrit ensuite pour piano (1920)
Gaspard Dehaene, piano
Frederico MOMPOU (1893-1987)
Combat del somni
Le Combat du rêve composé entre 1942 et 1948 sur des poèmes de Josep Janés.
Damunt de tu només les flors (En dessus de toi rien que les fleurs)>
Aquesta nit un mateix vent (Cette nuit là un même vent)
Jo et pressentia com la mar (Je te pressentais comme la mer)
Fes-me la vida transparent (Rends-moi la vie transparente)
Ara no sé si et veig, encar…
Victoire Bunel, mezzo-soprano – Gaspard Dehaene, piano
Isaac ALBÉNIZ (1860-1909)
Eritana
Tiré du livre IV d’Iberia, suite pour piano composée entre 1905 et 1908
Enrique GRANADOS (1867-1916)
La Maja y el Ruiseñor (La jeune fille et le rossignol)
Extrait des Goyescas, suite pour piano écrite en 1911
Gaspard Dehaene, piano
Modeste MOUSSORGSKY (1839-1881)
Sans soleil
Cycle de mélodies pour voix et piano 1874
Victoire Bunel, mezzo-soprano – Gaspard Dehaene, piano
Piotr Ilitch TCHAÏKOVSKI (1840-1893)
Janvier – Au coin du feu
Juin – Barcarolle
Extraits des Saisons, op. 37a, suite pour piano composée entre novembre 1875 et mai 1876
Gabriel FAURÉ (1845-1924)
Quatuor pour piano et cordes en ut mineur, op. 15
Composé entre 1876 et 1879 et dédié au violoniste Hubert Léonard
1- Allegro molto moderato
2- Scherzo : Allegro vivo
3- Adagio
4- Finale : Allegro molto
Fabien Boudot, Nikolaï Tsygankov, violon – Cyrile Robert, alto – Olivier Lacour, violoncelle – Gaspard Dehaene, piano
Programme indiqué sous toute réserve de modifications
La musique et ses mystères, causerie
La musique et ses mystères.
Le festival Jeux de Vagues rend hommage au philosophe Vladimir Jankélévitch qui, au travers de ses nombreux ouvrages consacrés tant à la philosophie de la musique qu’à ses compositeurs de prédilection, nous incite à écouter, à jouer, à savourer, à aimer.
La musique est-elle impression ? expression ? un objet construit ? ou encore plus simplement la voix du silence ?
Lors de son intervention, Jean-Yves Tadié évoquera, à la lumière des écrits de Vladimir Jankélévitch, ce mystérieux je-ne-sais-quoi, ce presque-rien… cette douce ébriété, cette valeur ajoutée que la musique apporte aux différents moments de l’existence.
Dialogue du jour et de la nuit, Concert III
Concert III : Dialogue du jour et de la nuit
Frédéric CHOPIN (1810-1849)
Berceuse en ré bémol majeur, op.57, en forme de variations composée en 1844
Anne Queffélec, piano
Claude-Achille DEBUSSY (1862-1918)
Clair de lune, Extrait de la Suite bergamasque, 1890
Anne Queffélec, piano
Reynaldo HAHN (1874-1947)
Hivernale, Poème n°52 – Série n°IV (Environs de Versailles, 1910)
Anne Queffélec, piano
Gabriel DUPONT (1878-1914)
Après-midi de dimanche, Extrait des Heures dolentes (1903-1907)
Anne Queffélec, piano
Charles KOECHLIN (1867-1950)
Le chant des pêcheurs, Extrait de Paysages et Marines, op. 63 n°10
Anne Queffélec, piano
Florent SCHMITT (1870-1958)
Glas, Extrait de Musiques intimes, op. 29
Anne Queffélec, piano
Federico MOMPOU (1893-1987)
El Mariner, Extrait n° IV des Cancion y Danza (Chansons et danses) composées entre 1921 et 1962
Anne Queffélec, piano
Erik SATIE (1866-1925)
Gymnopédies
Anne Queffélec, piano
Alexander GLAZUNOV (1865-1936)
Élégie, op. 105 pour quatuor à cordes, composé en 1928
Fabien Boudot, Nikolaï Tsygankov, violon – Cyrile Robert, alto – Olivier Lacour, violoncelle
Antonín DVORAK (1841-1904)
Quintette pour piano, no 2 en la majeur, B. 155 (op. 81), composé entre août et octobre 1887
– Allegro ma non tanto
– Andante con moto
– Scherzo (Furiant). Molto vivace
– Allegro
Fabien Boudot, Nikolaï Tsygankov, violon – Cyrile Robert, alto – Olivier Lacour, violoncelle – Anne Queffélec, piano






