Le Petit Prince, artistes

Le Petit Prince, artistes 

Thibault de Montalembert

Balthazar Pouilloux, compositeur, metteur en scène, auteur

Balthazar Pouilloux est un artiste de 20 ans. Il fonde en 2020, avec trois de ses amis, la Compagnie Décadrée, véritable coopérative artistique visant à inciter les jeunes à la création dans le champ artistique. En 2021, fort d’une formation de huit ans au conservatoire du XVIIIe en chant lyrique, contrebasse et création orchestrale, il compose une comédie musicale inspirée de l’Écume des jours avec Raphaël Gattegno, et mène ce projet en collaboration avec Jérémy Dirat. Elle sera jouée une quinzaine de fois dans des salles Parisiennes et remportera le prix du meilleur spectacle musicale au festival de Brest 2021. Il renouvelle l’expérience la saison suivante où il coordonne théâtralement et musicalement le spectacle L’inconnue. En 2022, il monte avec Rosa Carrier son premier seul en scène lyrique, Fugue, au Théâtre Lepic, qui obtient de nombreux prix pour son écriture. En juin 2023, il présente son premier opéra à la Salle Gaveau adapté du Petit Prince, pour une date unique, et remportent un vif succès critique (Opéra Magazine, Diapason…).

Éléa Hetzel, cheffe d’orchestre, cheffe de chœur

Éléa Hetzel se passionne pour la musique depuis son plus jeune âge, en particulier dans sa dimension de collectif et de partage. Elle a ainsi commencé à étudier la direction d’orchestre à l’âge de quinze ans, ainsi que l’analyse, l’orchestration et l’histoire de la musique au CRR de Paris. Deux ans de classe préparatoire littéraire au lycée Fénelon ont complété et enrichi cette formation. Éléa suit une première année de licence dans la classe de Catherine Montier au Pôle supérieur Paris-Boulogne depuis septembre 2025, tout en recevant les conseils réguliers de Stéphanie-Marie Degand, Olivier Charlier et Michaël Hentz. Elle est actuellement dans la classe de Simon Proust en direction d’orchestre et se perfectionne auprès d’Aurélien Azan Zielinsky et Claire Gibault lors de masterclasses. Elle intègre à la rentrée 2025 le cycle supérieur d’esthétique du CNSMD de Paris dans la classe d’Emmanuel Reibel. Afin d’allier désir de jouer, de diriger et de créer, elle fonde en janvier 2023 l’Orchestre Silmaril avec Adrien Mercier pour la création à la Salle Gaveau du conte musical Le Petit Prince, orchestre qu’elle dirige régulièrement depuis.

Clélia Horvat, Le Petit Prince

Née en 2005, Clelia Horvat a été page, de 2013 à 2019, à la Maîtrise du Centre de musique baroque de Versailles, où elle a pratiqué les répertoires baroques français et italien. Elle s’est produite très régulièrement en tant que soliste dans le cadre des concerts et des enregistrements de cette Maîtrise, notamment à la Chapelle Royale du château de Versailles. Après avoir étudié le violoncelle au CRR de Versailles, elle a intégré en 2019, le Département supérieur pour jeunes chanteurs du Conservatoire de Paris, où elle a participé à de nombreuses productions musicales et scéniques. Elle a notamment tenu, en mars 2021, un des rôles principaux de l’opéra The Turn of the Screw de B. Britten dans une production de la Philarmonie de Paris. En parallèle, elle est entrée dans la classe de violoncelle de Pauline Bartissol, puis de David Louwerse au Conservatoire Claude Debussy de Paris.

Célian d’Auvigny, L’Aviateur

Célian d’Auvigny est comédien et chanteur lyrique. Il est reçu en 2009 en horaires aménagés au Jeune Chœur de Paris, puis est diplômé du cours Florent et de la Classe Libre en 2014. Il débute sur scène en tant que figurant à l’Opéra de Paris ; mais c’est dans l’opérette « Yes » de Maurice Yvain, montée par la Compagnie des Brigands, qu’il joue son premier rôle important au Théâtre de l’Athénée Louis Jouvet, le Théâtre Montansier ou l’Opéra de Reims dans le rôle du jeune premier Maxime Gavard. Dernièrement c’est dans l’opérette Coup de Roulis des Frivolités Parisiennes mise en scène par Sol Espèche qu’il s’illustre au Théâtre de l’Athénée. Il participe également à plusieurs courts métrages : Sursis de Raphael Treiner (Festival de Deauville) et Les Appelés de Matthias Couquet (PIFFF Festival, double page Mad-Movie, HP Lovecraft Film Festival).

Paul Germanaz, Le Renard,
Le Businessman,
Le Géographe

Ce jeune ténor de 19 ans commence la musique avec le cor d’harmonie au CRR de Reims. Après avoir suivi un cursus à horaires aménagés au collège, il commence le chant au conservatoire à 14 ans. Pris de passion pour l’art lyrique et ayant joué de nombreuses fois dans les productions du Conservatoire de Reims, c’est à l’âge de 16 ans qu’il intègre le prestigieux Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs du CRR de Paris. Dernièrement, il a participé au Concours du Grand Opéra d’Avignon dont il est sorti finaliste.Il entre au CNSM en septembre 2024.

Clarisse Fauchet, La Diva, L’allumeuse de Réverbère

Née à Rennes en 2004, Clarisse Fauchet intègre en 2013 la Maîtrise de Radio France, dirigée par Sofi Jeannin. Cette formation lui permet de chanter sous la direction de grands chefs d’orchestre et de faire ses premières expériences de la scène. En 2016, elle incarne un des enfants dans Werther de Massenet au Théâtre des Champs-Elysées ; elle est aussi Juliette du Petit Ramoneur de Britten à l’Auditorium de la Maison de la radio en 2018. En septembre 2020, elle rejoint le Département supérieur pour jeunes chanteurs (DSJC) du Conservatoire à rayonnement régional (CRR) et le Jeune Chœur de Paris. Elle apparaît dans des spectacles lyriques mis en scène par Florence Guignolet : La Chauve-Souris de Johann Strauss II, Le Concert à la cour ou la Débutante d’Auber… Elle a également étudié l’alto, notamment dans les classes de Sébastien Levy et d’Isabelle Lequien au CRR de Boulogne-Billancourt. Elle entre au CNSM en septembre 2024.

Cécile Habibi, La Rose

Cécile Habibi commence la musique en 2015 à la maîtrise de l’Opéra National du Rhin, sous la direction de Luciano Bibiloni. Elle y décroche ses premiers rôles sur scène et participe aux productions des saisons 2015-16 à 2019-20. Désireuse de poursuivre sa formation musicale, elle intègre en 2022 la classe de chant lyrique de Lionel Peintre au conservatoire Paul Dukas. Elle participe ainsi en tant que chanteuse semi-professionnelle aux ateliers lyriques du conservatoire durant quatre années consécutives. En parallèle, elle entre au studio de formation théâtrale de Vitry-sur-Seine où elle se forme au métier de comédienne pendant trois ans. Forte de ses expériences, elle commence à enseigner la musique et le théâtre en 2024 ; elle donne ainsi des cours particuliers et anime des ateliers chez les Florimontains, structure en association avec l’ASE depuis 1925.

Loup Thévenin, Le Roi, Le Serpent

Graphiste et illustrateur, Loup débute sur scène en 2014 comme choriste dans Didon et Énée, créé à l’Académie internationale de Musique de Flaine. Il rejoint la classe d’art lyrique de Sophie Hervé en 2015 et travaille sur des œuvres de divers répertoires (Carmen, Les Dialogues des Carmélites, L’Opéra de Quat’Sous) ainsi que des créations de théâtre musical basées sur l’improvisation. Il prend rapidement un rôle transversal au sein du conservatoire Gustave Charpentier, concevant décors, lumières et affiches pour de nombreux projets. Loup obtient son DEM de chant lyrique en 2023. Il collabore à présent avec Sophie Hervé sur des projets pédagogiques à destination des enfants et des adultes, intervenant comme scénographe, assistant de musique en scène et coach vocal.

L’orchestre Silmaril 

L’Orchestre Silmaril est composé exclusivement de jeunes musicien-nes, étudiante-es en voie de professionnalisation principalement issu-es du CNSMD de Paris. L’ensemble a été fondé en janvier 2023 par Éléa Hetzel (violoniste et cheffe d’orchestre) et Adrien Mercier (pianiste, compositeur et arrangeur) lors de la création à la Salle Gaveau du conte musical Le Petit Prince de Balthazar Pouilloux. Depuis sa création, l’Orchestre Silmaril tente d’explorer différentes formes de représentation et types de répertoire ; des cycles de concerts (Salle Cortot, Église Saint-Louis-en-l’Île, Cathédrale Sainte-Croix-des-Arméniens…), dont les programmes thématiques mélangent souvent musique de chambre et pièces orchestrales, des projets pluri-disciplinaires, comme un évènement autour du Soleil en collaboration avec la Société astronomique de France en juin 2025, ou encore des cartes blanches, organisées au Studio L’Accord Parfait. Dans une démarche d’ouverture de la musique dite « classique », l’ensemble a également mis en place depuis deux ans des actions de médiation culturelle, en partenariat avec l’ACEL (association d’aide scolaire et sociale basée à Trappes), à destination d’élèves d’écoles primaires et de collège, sous forme d’ateliers autour des instruments de l’orchestre, de pratique chorale et d’introduction à la musique classique. En effet, les musicien-nes de l’ensemble cherchent à montrer combien des œuvres du passé peuvent avoir des résonances pleinement ancrées dans notre présent et à quel point cette musique est un art vivant, porté par une génération de jeunes musiciens passionnés et talentueux.

Fanny Casati, flûte
Adrien Bonnicel, hautbois
Célestin Tissus, clarinette
Timothée Marcon, basson
Émilie Jaeger, trompette
Arthur Blanchard, cor
Adrien Mercier, piano
Loubna Kammarti, Lou Veilhan-Patou, Norimi Lemaire, Lisa Maslenko, violons
Inès El Jamri, Maurice Théron, altos
Philaé Foucher de la Fuente, Numa Hetzel, violoncelles
Robin Leblond, contrebasse

Cabaret oriental

Cabaret oriental

Suivant dans son périple le pionnier de l’aéropostale que fut Saint-Exupéry, nous survolerons l’Afrique du Nord avec la voix envoûtante de Amel Brahim-Djelloul entourée de ses musiciens (chant, guitare, violon et percussions – derbouka, daf, tar, bondir). Ils nous plongeront dans l’atmosphère orientale des chansons et des chants traditionnels arabo-andalous, kabyles, judéo-espagnols, représentatifs de la culture musicale du pourtour méditerranéen. Amel Brahim-Djelloul sera accompagnée d’un violon, d’une guitare et de percussions traditionnelles.

Trio Tasis

Trio Tasis

Unis par une complicité artistique forgée au fil des années, Carmela Delgado, Émilie Aridon-Kociołek et Mathias Naon fondent en 2023 le Trio Tasis. Leur ambition : explorer un tango de chambre, intimiste et inventif, qui se nourrit de musique classique/contemporaine, de jazz, de chanson ou encore des folklores d’Amérique latine. De ces dialogues naît leur identité sonore, en mouvement, vivante, façonnée par la rencontre entre traditions et influences contemporaines.
L’identité du Trio Tasis s’enracine dans la richesse et la diversité des parcours de ses membres, qui mêlent expériences classiques, contemporaines et latino-américaines. Formés au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et en Argentine, ils poursuivent une carrière internationale en se produisant dans des salles telles que le théâtre du Châtelet, l’Auditorium de Radio France, l’Auditorium de l’Orchestre National de Lyon, Opéra de Bordeaux, le Konzerthaus de Vienne, l’Elbphilharmonie de Hambourg, le Shanghai Oriental Art Center, le théâtre San Martin de Buenos Aires… ; ils se produisent en tant que solistes avec des ensembles tels l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre National de Bretagne… ; dans des festivals tels que les Flâneries musicales de Reims, Radio France Montpellier, les Nuits de Fourvière, Les Nuits musicales d’Uzès…

Carmela Delgado, bandonéon

Carmela Delgado née d’une famille de musiciens en 1991 à Paris. Elle commence à l’âge de 8 ans le bandonéon au Conservatoire de Gennevilliers et se forme avec Juan-José Mosalini à partir de ses 12 ans. Elle étudie auprès de nombreux référents du tango et de l’instrument tels que Roger Helou, Ramiro Gallo, Santiago Segret, Carlos Corrales, Juanjo Mosalini entre autres.
Soliste, Chambriste, elle se spécialise et explore des registres aussi divers que le Tango, le Folklore argentin, le Flamenco ou encore la chanson.
Chambriste, elle cofonde à 19 ans le Cuarteto Lunares. Formation exigeante exclusivement destinée à diffuser les auteurs et le tango d’aujourd’hui. Leur premier album “A horas trucas” enregistré en Hollande sous le label “Silvox” leur vaut une invitation dans la prestigieuse émission “Génération jeunes interprètes” à France Musique ainsi que plusieurs tournées et concerts en Argentine, aux Pays bas et dans de nombreux festivals Français.
Après trois albums et plus d’une centaine de concerts, Silbando est aujourd’hui reconnu comme l’un des orchestres typiques incontournables de la scène Européenne.
Elle est sollicitée par divers projets qui l’amène à explorer plusieurs styles musicaux : Canailles de Panam, formation basée en Allemagne puise son répertoire dans les grandes figures de la chanson française, et tourne entre la France, l’Allemagne et la Chine ; elle fonde avec Aurélie Gallois et Juan-Cruz Suárez le groupe de Folklore argentin “Escamas de Plata de Oro” ; par ailleurs son père, le guitariste de Flamenco Manuel Delgado l’invite à enregistrer dans ses albums “ Soleado” et “Bella mar” et à l’accompagner dans ses nombreux concerts en France et à l’international.

Emilie Aridon-Kociołek, piano

Initiée très tôt à la musique dans le cadre familial, Emilie Aridon manifeste des dons évidents pour le piano e donne son premier récital en Pologne à 9 ans dans la ville de Zywiec.
A l’âge de 12 ans, elle intègre le Conservatoire Régional de Paris dans la classe de Pierre Reach. Elle obtient à 14 ans seulement le Diplôme d’Etudes Musicales et entre dans la classe de Denis Pascal au Conservatoire de Rueil. Parallèlement, elle suit les cours de Musique de Chambre au Conservatoire de Paris dans la classe de Paul Meyer et d’Eric le Sage. En 2010, Emilie Aridon est admise au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Michel Béroff et reçoit l’enseignement d’artistes tels que Claire Désert, Bertrand Chamayou, Marc Coppey et Romano Pallottini. Elle s’illustre dans de nombreux concours nationaux et internationaux en France et à l’ étranger et assume le choix d’un répertoire le plus vaste possible allant de la musique baroque à la musique d’aujourd’hui pour laquelle elle nourrit un très grand intérêt…
Passionnée de musique de chambre elle se produit notamment en duo avec sa sœur jumelle la pianiste Juliette Aridon, ainsi qu’avec ses camarades au CNSM de Paris, les pianistes Julie Alcaraz et Esther Assuied.
Enfin, parallèlement à son parcours classique, Emilie Aridon s’illustre en tant que pianiste et arrangeur au sein du Quinteto Respiro.

Mathias Naon, violon

Originaire d’une famille de musiciens argentins, Mathias Naon est violoniste, compositeur et arrangeur. Artiste curieux et polyvalent, il a exercé et étudié des disciplines aussi diverses que le violon, la direction d’orchestre, la composition, l’orchestration et la musicologie, au sein d’institutions telles que le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris ou le Pôle Supérieur de Paris-Boulogne. Il est une référence dans le tango actuel, explorant les aspects les plus traditionnels du genre comme ses accents les plus contemporains.
Mathias Naon a exercé la direction d’orchestre.  Mathias Naon est co-directeur du Sinfonia Pop Orchestra de 2010 à 2012, orchestre consacré à la musique de films. Il est directeur musical de l’orchestre symphonique Musiques en Seine de 2011 à 2012. Il dirige de nombreux orchestres et ensembles : Court-Circuit, 2E2M, Janáček Philharmonic Orchestra, Orchestre d’Harmonie des Gardiens de la Paix, Orchestre de la Police Nationale, Orchestre de l’Académie Chigiana de Sienne, Orchestre du CNSMDP, Orchestre du PSPBB…
Mathias Naon est professeur de musique de chambre, composition et orchestre tango au conservatoire de Gennevilliers depuis 2018. Il enseigne régulièrement le tango lors de Master Class et ateliers (Philarmonie de Paris ; Tango Workshop Tarbes en Tango…). Né en 1988, Mathias Naon est titulaire d’une licence de musicologie, d’une licence de direction d’orchestre, ainsi que des prix d’analyse, d’harmonie, de fugue et d’orchestration du Conservatoire Supérieur de Musique de Paris.

Milongo

Milóngo

Le Trio Tasis présente son nouveau programme Milóngo, en regard avec l’aventure aérienne d’Antoine de Saint-Exupéry et son séjour en Argentine durant le premier âge d’or du tango (1920-1940). Ce voyage musical s’inspire de l’esprit de découverte et de liberté, où l’exploration aérienne se mêle à la rencontre des cultures et des territoires.

Le Trio Tasis revisite certaines œuvres emblématiques des grandes figures du tango de cet âge d’or, telles que Carlos Gardel, Julio De Caro ou Osvaldo Fresedo, qui ont su donner un souffle nouveau et installer les bases de ce genre musical en pleine constitution. Autant de compositions qui reflètent à la fois la virtuosité, l’élégance et la modernité de leur époque. Bien avant l’ère de Piazzolla, les décennies 1920-1940 marquent le premier moment où le tango se définit clairement en tant que genre musical. Elles incarnent la synthèse d’influences culturelles et musicales diverses – habanera, polka, valses, mazurkas, tarentelles, pasodoble et rythmes européens se mêlent à la tradition populaire argentine – en un genre définitivement installé.

En complément, ce voyage musical s’enrichit d’influences poétiques et contemporaines, avec des pièces de Carlos Gardel, Julio De Caro, Osvaldo Fresedo, Julián Plaza, Claude Nougaro, Juan Manuel Serrat, Mathias Naon, Astor Piazzolla., illustrant le dialogue entre les genres et les cultures, dans un esprit d’exploration et de liberté.

 

 

Franck Desmedt

Franck Desmedt, comédien

Après 3 années au conservatoire de Bordeaux et 3 années au Cours Simon à Paris, Franck Desmedt intègre le théâtre de Boulogne-Billancourt pour jouer les classiques (Le Bourgeois gentilhomme m.e.s. Maurice Risch, Le Médecin malgré lui, Le Malade imaginaire ou Les Fourberies de Scapin m.e.s. Philippe Delevingne), après un premier prix d’interprétation pour Eurydice de Jean Anouilh au TBB (m.e.s. François Ha Van), il commence un travail avec Sébastien Azzopardi (Les classiques contre-attaquent – Théâtre de la Huchette, L’Éventail de Lady Windermere – Théâtre 14 et Bouffes parisiens, Mission Florimont – Théâtre Michel, Splendid, Comédie de Paris ou encore Dernier coup de ciseaux, Molière de la meilleure comédie en 2014 au théâtre des Mathurins). Parallèlement il joue dans L’Amicale des contrevenants ou Lacenaire – Théâtre de la Huchette, Le Mariage de Barillon – Théâtre du Palais Royal (m.e.s. Jacques Échantillon), Clérambard au Théâtre Michel, ou encore dernièrement dans Le Visiteur d’Eric- Emmanuel Schmitt, avec Sam Karmann – Théâtre Rive Gauche.

Il dirige de 2008 à 2012 l’espace culturel Treulon à Bruges puis fonde le collectif Inox à Bordeaux et prend la direction de l’Inox et enfin la direction du théâtre de la Huchette en 2015. Il a fondé sa compagnie Le Talent Girondin en 2000 et créé près d’une vingtaine de spectacles à Paris, Bordeaux ou pour le festival d’Avignon.

En 2016, il obtient le Molière du comédien dans un second rôle pour Adieu Mr Haffmann de Jean Philippe Daguerre, puis commence une série de portraits des grands témoins du XXe siècle, pour lequel il obtient deux nominations aux Molières (catégorie seul en scène) pour La Promesse de l’aube de Gary en 2022 et Kessel, la liberté à tout prix de Mathieu Rannou en 2024. Il obtient également pour ce travail le prix Charles Oulmont et le prestigieux Prix du Brigadier en 2023 au Théâtre Montparnasse.

Espoir

Espoir, sierra de Teruel

En clôture du festival, nous réunissons deux auteurs Saint-Exupéry et Malraux dont on célébrera le 50e anniversaire de la disparition. Malraux, membre du Comité mondial antifasciste, met sur pied et commande L’escadrille España, épisode romancé dans un des chapitres du film Espoir, sierra de Teruel. Antoine de Saint-Exupéry est en août 1936 l’envoyé spécial du quotidien parisien l’Intransigeant en Catalogne.

Espoir, Sierra de Teruel

Projection du film
Espoir, sierra de Teruel.

Film franco-espagnol, réalisé en 1938-1939 par André Malraux et Boris Peskine, sorti en 1940

Le film retrace très largement les événements et la chronologie du roman du même auteur dont il est inspiré, autour de quelques faits d’armes pendant la guerre d’Espagne, en 1938

Le Petit Prince

Le Petit Prince

Un conte musical de Balthazar POUILLOUX
d’après l’œuvre d’Antoine de SAINT-EXUPERY

Note d’intention scénographique

Le Petit Prince est peut-être le premier texte qui m’a bouleversé. J’avais cinq ans, et je l’écoutais, déjà, en CD, bercé par la voix de Gérard Philippe. Ce conte, j’ai toujours eu envie de le mettre en musique. Ce mariage me paraît être une évidence. Entre tradition, avec le texte original, et inventions littéraires, avec les paroles des airs. Comme le Petit Prince est une porte d’entrée vers la littérature, nous voulions créer une porte d’entrée vers l’opéra.

Le Petit Prince est un conte poétique écrit par Antoine de Saint-Exupéry en 1943 à New-York. Le langage est simple et dépouillé, parce qu’il est destiné à être compris par des enfants, et le conte propose une vision symbolique de la vie. Chaque chapitre relate une rencontre du petit prince qui laisse celui-ci perplexe vis-à-vis des comportements absurdes des « grandes personnes ». Ces différentes rencontres sont des paraboles puissantes et émouvantes. On peut y lire une invitation de l’auteur à retrouver l’enfant en soi, car « toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) ». L’ouvrage est dédié à Léon Werth, mais « quand il était petit garçon ».

L’objectif est de plonger le spectateur dans une atmosphère fantaisiste, et onirique, à la fois spatiale et désertique, entre planètes et Sahara. Dans un premier temps, intéressons-nous aux décors. Nous souhaitons créer une scénographie simple et modulable centrée sur quelques éléments de décor : caisse en bois, toiles, escabeau de peintre, paravent, piano à queue (il symbolise l’avion du narrateur, qui tentera de le réparer). Nous souhaitons jouer sur les matières : bois et toiles plus ou moins transparentes, et sur les hauteurs, notamment autour de l’escabeau, sur lequel les personnages se hissent. Ainsi, fidèle à l’atmosphère du livre, l’action se déroulera dans un décor que les personnages font évoluer, tout comme ils évoluent eux-mêmes.

Pour ce qui est des costumes, l’intention est la même : faire entrer le spectateur dans cet univers poétique et solaire comme nous l’évoquions plus haut. Les costumes seront inspirés des illustrations de Saint- Exupéry et seront fortement caractérisés afin de faciliter l’identification pour le spectateur. Ces costumes « lyriques » seront aussi conçus pour rester dans l’atmosphère opératique que nous souhaitons imposer.

Ce spectacle est donc construit comme une rêverie, balancement entre légèreté et gravité, soleil et nuit, enfance et âge adulte. Et comment mettre en scène un tel moment de bascule sans le faire jouer par de jeunes artistes ?

Note d’intention Musicale

La première question à se poser quand on se lance dans la difficile entreprise de l’opéra : c’est l’équilibre entre musicalité et théâtralité. Pour être fidèle au texte et aux dialogues d’origine, et pour garder une narration cohérente et lisible (le chant lyrique rendant souvent la langue plus difficilement compréhensible), nous avons fait le choix de construire de vraies parties théâtrales et non des récitatifs (les parties théâtrales seront accompagnées de musique au piano, mais seront parlées et non chantées).

Dans le cadre d’une œuvre scénique de fiction, et particulièrement une œuvre pour la jeunesse, mon premier objectif est une forme d’« efficace » des lignes mélodiques et des orchestrations, afin de toucher, et, plus encore, de « faire impact » sur le spectateur. Mais ce spectacle est aussi l’occasion de rendre hommage à l’immense tradition de l’opéra et de la musique chorale, de ses racines à ses modalités contemporaines. Plus précisément, il est pensé, pour les enfants, une porte d’entrée vers le monde musical lyrique, comme le Petit Prince est une porte d’entrée vers la littérature. Il s’agira de proposer une musique lyrique en chanson, mélodique, moderne et accessible, à la manière de ce que fait par exemple, la chanteuse et compositrice Charlotte Planchou, ou encore le compositeur George Benjamin. Pour renforcer cette idée de porte d’entrée, évoquée plus haut, plusieurs citations et clins d’œil à des grandes œuvres du répertoire se glisseront dans l’œuvre : L’Air de l’Allumeuse de Réverbère reprend une partie du thème de Zu Hilfe, air introductif de la Flûte Enchanté de Mozart, le final du chœur des Roses reprend le motif en contre-point de la Fantaisie Chorale de Beethoven, l’air du Businessman, une valse traditionnelle russe, dont le thème fut utilisé de Tchaïkovski à Gainsbourg, etc… Mais l’inspiration vient aussi des comédies musicales orchestrales. Américaines, avec Leonard Bernstein qui s’inspire à la fois de l’opéra, de la musique symphonique, notamment celle de Mahler, du jazz, des rythmes cubains et de la chanson… Mais aussi Française, avec Michel Legrand qui mélange voix lyriques et voix jazz, textures orchestrales et textures de Big Band…

Ainsi, la musique ne s’arrête jamais, elle se glisse partout. Chacun des trois actes est composé comme une pièce musicale ininterrompue, et ces trois compositions se répondent. La musique comme prolongement du théâtre, et le théâtre comme prolongement de la musique. Il faut concevoir cette pièce comme une grande montée en émotion : le premier acte plus léger, inspiré dans ces orchestrations de motifs musicaux Touaregs et berbères, afin de traduire l’ambiance désertique. Les mélodies sont moins lyriques, plus proches de chansons. Le deuxième acte, au contraire, est un hommage à la fois à l’opéra et à la comédie musicale, puisque les airs sont de véritables numéros, comme on peut en trouver à Broadway. Comme une envolée pour traduire le voyage du Petit Prince de planète en planète, ces airs singularisent tous ces personnages hauts en couleur. Enfin, le troisième acte, plus grave, jusqu’au dénouement tragique est le plus proche de la tradition opératique (chœurs, grands airs…).

Balthazar Pouilloux,  compositeur et metteur en scène