Espoir, Sierra de Teruel

Projection du film
Espoir, sierra de Teruel.

Film franco-espagnol, réalisé en 1938-1939 par André Malraux et Boris Peskine, sorti en 1940

Le film retrace très largement les événements et la chronologie du roman du même auteur dont il est inspiré, autour de quelques faits d’armes pendant la guerre d’Espagne, en 1938.

Le Petit Prince

Le Petit Prince

Un conte musical de Balthazar POUILLOUX
d’après l’œuvre d’Antoine de SAINT-EXUPERY

Note d’intention scénographique

Le Petit Prince est peut-être le premier texte qui m’a bouleversé. J’avais cinq ans, et je l’écoutais, déjà, en CD, bercé par la voix de Gérard Philippe. Ce conte, j’ai toujours eu envie de le mettre en musique. Ce mariage me paraît être une évidence. Entre tradition, avec le texte original, et inventions littéraires, avec les paroles des airs. Comme le Petit Prince est une porte d’entrée vers la littérature, nous voulions créer une porte d’entrée vers l’opéra.

Le Petit Prince est un conte poétique écrit par Antoine de Saint-Exupéry en 1943 à New-York. Le langage est simple et dépouillé, parce qu’il est destiné à être compris par des enfants, et le conte propose une vision symbolique de la vie. Chaque chapitre relate une rencontre du petit prince qui laisse celui-ci perplexe vis-à-vis des comportements absurdes des « grandes personnes ». Ces différentes rencontres sont des paraboles puissantes et émouvantes. On peut y lire une invitation de l’auteur à retrouver l’enfant en soi, car « toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) ». L’ouvrage est dédié à Léon Werth, mais « quand il était petit garçon ».

L’objectif est de plonger le spectateur dans une atmosphère fantaisiste, et onirique, à la fois spatiale et désertique, entre planètes et Sahara. Dans un premier temps, intéressons-nous aux décors. Nous souhaitons créer une scénographie simple et modulable centrée sur quelques éléments de décor : caisse en bois, toiles, escabeau de peintre, paravent, piano à queue (il symbolise l’avion du narrateur, qui tentera de le réparer). Nous souhaitons jouer sur les matières : bois et toiles plus ou moins transparentes, et sur les hauteurs, notamment autour de l’escabeau, sur lequel les personnages se hissent. Ainsi, fidèle à l’atmosphère du livre, l’action se déroulera dans un décor que les personnages font évoluer, tout comme ils évoluent eux-mêmes.

Pour ce qui est des costumes, l’intention est la même : faire entrer le spectateur dans cet univers poétique et solaire comme nous l’évoquions plus haut. Les costumes seront inspirés des illustrations de Saint- Exupéry et seront fortement caractérisés afin de faciliter l’identification pour le spectateur. Ces costumes « lyriques » seront aussi conçus pour rester dans l’atmosphère opératique que nous souhaitons imposer.

Ce spectacle est donc construit comme une rêverie, balancement entre légèreté et gravité, soleil et nuit, enfance et âge adulte. Et comment mettre en scène un tel moment de bascule sans le faire jouer par de jeunes artistes ?

Note d’intention Musicale

La première question à se poser quand on se lance dans la difficile entreprise de l’opéra : c’est l’équilibre entre musicalité et théâtralité. Pour être fidèle au texte et aux dialogues d’origine, et pour garder une narration cohérente et lisible (le chant lyrique rendant souvent la langue plus difficilement compréhensible), nous avons fait le choix de construire de vraies parties théâtrales et non des récitatifs (les parties théâtrales seront accompagnées de musique au piano, mais seront parlées et non chantées).

Dans le cadre d’une œuvre scénique de fiction, et particulièrement une œuvre pour la jeunesse, mon premier objectif est une forme d’« efficace » des lignes mélodiques et des orchestrations, afin de toucher, et, plus encore, de « faire impact » sur le spectateur. Mais ce spectacle est aussi l’occasion de rendre hommage à l’immense tradition de l’opéra et de la musique chorale, de ses racines à ses modalités contemporaines. Plus précisément, il est pensé, pour les enfants, une porte d’entrée vers le monde musical lyrique, comme le Petit Prince est une porte d’entrée vers la littérature. Il s’agira de proposer une musique lyrique en chanson, mélodique, moderne et accessible, à la manière de ce que fait par exemple, la chanteuse et compositrice Charlotte Planchou, ou encore le compositeur George Benjamin. Pour renforcer cette idée de porte d’entrée, évoquée plus haut, plusieurs citations et clins d’œil à des grandes œuvres du répertoire se glisseront dans l’œuvre : L’Air de l’Allumeuse de Réverbère reprend une partie du thème de Zu Hilfe, air introductif de la Flûte Enchanté de Mozart, le final du chœur des Roses reprend le motif en contre-point de la Fantaisie Chorale de Beethoven, l’air du Businessman, une valse traditionnelle russe, dont le thème fut utilisé de Tchaïkovski à Gainsbourg, etc… Mais l’inspiration vient aussi des comédies musicales orchestrales. Américaines, avec Leonard Bernstein qui s’inspire à la fois de l’opéra, de la musique symphonique, notamment celle de Mahler, du jazz, des rythmes cubains et de la chanson… Mais aussi Française, avec Michel Legrand qui mélange voix lyriques et voix jazz, textures orchestrales et textures de Big Band…

Ainsi, la musique ne s’arrête jamais, elle se glisse partout. Chacun des trois actes est composé comme une pièce musicale ininterrompue, et ces trois compositions se répondent. La musique comme prolongement du théâtre, et le théâtre comme prolongement de la musique. Il faut concevoir cette pièce comme une grande montée en émotion : le premier acte plus léger, inspiré dans ces orchestrations de motifs musicaux Touaregs et berbères, afin de traduire l’ambiance désertique. Les mélodies sont moins lyriques, plus proches de chansons. Le deuxième acte, au contraire, est un hommage à la fois à l’opéra et à la comédie musicale, puisque les airs sont de véritables numéros, comme on peut en trouver à Broadway. Comme une envolée pour traduire le voyage du Petit Prince de planète en planète, ces airs singularisent tous ces personnages hauts en couleur. Enfin, le troisième acte, plus grave, jusqu’au dénouement tragique est le plus proche de la tradition opératique (chœurs, grands airs…).

Balthazar Pouilloux,  compositeur et metteur en scène

Le commandeur des oiseaux

Le commandeur des oiseaux

Le ciel fut son encre et la vie son roman

Le spectacle

Toute sa vie a été marquée par des oxymores. C’est un aventurier épris de liberté qui s’épanouit mieux quand il sert une cause plus grande que lui. C’est un rêveur qui s’accomplit dans l’action. Un solitaire sensible, qui n’est jamais aussi heureux qu’au milieu de ses amis. C’est un penseur impulsif et un aventurier philosophe. Il a sublimé ses tourments, en volant d’abord, et surtout en écrivant ses chefs-d’œuvre qui mêlent des récits poignants et des réflexions très percutantes. Ce récit célèbre l’amitié, le sens du devoir et l’indicible ; car si l’essentiel demeure invisible aux yeux, il brûle dans nos cœurs. Une odyssée humaine qui, au fil des scènes, éclaire le destin d’un homme en quête d’absolu.Un spectacle vibrant, entre ciel et sable, qui retrace la vie de Saint-Exupéry : aviateur visionnaire, écrivain habité, amoureux tourmenté, philosophe de l’action.

Note d’intention de Benoît Lavigne, le metteur en scène

Entre l’aviateur de la fabuleuse aventure de l’aéropostale, l’écrivain sublime auteur de nombreux chefs-d’œuvre comme Le Petit Prince, Vol de nuit, Terre des hommes ou encore Citadelle, l’amoureux fou de sa femme et des femmes, l’intrépide pilote de la Seconde Guerre mondiale, l’artiste engagé pour la liberté, l’humaniste désespéré, c’est mille et une couleurs, mille et une facettes qu’ils nous offrent de découvrir dans ce spectacle intitulé Saint-Exupéry, Le Commandeur des oiseaux.
Mon travail a été de mettre en lumière chacune des nuances, des émotions, des contradictions, des passions de cet homme multiple et complexe que l’on connait finalement si peu.
Nous éclairons avec délicatesse ses pensées, ses rêveries, ses nostalgies, ses désirs, ses convictions, ses doutes et ses fragilités.
Nous révélons un homme dont la fraternité, le sens du devoir, l’amour des autres sont des valeurs sacrées. Nous dévoilons un être confronté aux tourments de son temps, pris dans le tourbillon de la guerre, se débattant en permanence pour faire entendre sa voix, sa singularité, refusant les clans, les idées toutes faites et la simplification des opinions.
Nous plongeons dans son intimité, ses secrets, ses blessures et ses rêves.
Nous vous racontons l’histoire de cet homme, ce commandeur des oiseaux, pour qui le plus beau métier du monde était celui d’unir les hommes et qui voulait faire de sa vie un rêve et de son rêve une réalité.

 

¡No Pasaran!


« ¡No Pasaran! »




 

Canciones Españolas Antiguas                                    Federico García Lorca
 Nana de Sevilla
 Las morillas de Jaen
 Los Pelegrenitos

Combat del somni                                                          Federico Mompou
 sur un texte de José Janès                                                    
 Damunt de tu nomès les flors           

Chansons castillanes                                                      Jesús Guridi
 Allá arriba, en aquella montaña
 Mañanita de San Juan

Sept chansons populaires                                             Manuel de Falla
 (violoncelle, piano)
 
El paño moruno
 Seguidilla murciana
 Asturiana
 Jota
 Nana
 Canción
 Polo

Danse extr. de La vie brève                                           Manuel de Falla/Fritz Kreisler
 (violon, piano)

La oración del torero op.34                                           Joaquín Turina 
 (pour quatuor à cordes)

Quintette avec piano en sol mineur op.49                 Enrique Granados

Scène andalouse op.7                                                     Joaquín Turina 
 (alto solo, piano et quatuor à cordes)                 

Clarisse Fauchet, chant
Norimi Lemaire, Eléa Hetzel, violons
Inès El Jamri, Maurice Théron, altos
Philaé Foucher de la Fuente, Numa Hetzel, violoncelles
Adrien Mercier, piano

Les musiques de Saint-Exupéry

Les musiques de Saint-Exupéry

 


Sonate No.14
en do mineur KV 457                                      Wolfgang Amadeus Mozart

Nocturne op.48 No.1 en do mineur                                      Frédéric Chopin
Polonaise – Fantaisie
en la bémol majeur op.61

Quatuor avec piano en sol mineur KV 478                          Wolfgang Amadeus Mozart

 

Lou Veilhan-Patou, violon
Inès El Jamri, alto
Philaé Foucher de la Fuente, violoncelle
Gaspard Thomas, piano

Trio Tasis

Trio Tasis

Carmela Delgado, bandonéon
Emilie Aridon-Kociołek, piano
Mathias Naon, violon

Unis par une complicité artistique forgée au fil des années, Carmela Delgado, Émilie Aridon-Kociołek et Mathias Naon fondent en 2023 le Trio Tasis. Leur ambition : explorer un tango de chambre, intimiste et inventif, qui se nourrit de musique classique/contemporaine, de jazz, de chanson ou encore des folklores d’Amérique latine. De ces dialogues naît leur identité sonore, en mouvement, vivante, façonnée par la rencontre entre traditions et influences contemporaines.

En 2025 paraît leur premier album, …Porque sí (label Le Triton), fruit d’un travail de compositions et d’arrangements signé par Mathias Naon. Vieilles horloges, chants sans paroles, kaléidoscope, rhapsodie funèbre, petite danse sacrale, valses et tangos composent ce programme où les univers s’entremêlent, se confrontent et se superposent. Un album en forme de laboratoire sonore où Schönberg côtoie Aznavour, Piazzolla dialogue avec Stravinsky, Serrat avec Bartok, et où tradition et invention se répondent librement. L’album a été salué par la critique : France Musique parle d’« un programme très riche », Jazz News (indispensable !) d’« une immense réussite », tandis que FIP souligne « la fusion si naturelle des formes, sans jamais perdre l’âme du tango »…

Le trio accompagne la sortie de cet enregistrement par une vaste tournée européenne (Porque sí tour 2025), avec plus d’une vingtaine de concerts en France, Allemagne, Autriche, Suisse, Belgique et Pays-Bas. Ils se produisent notamment au Festival Radio France Occitanie Montpellier, à La Filature de Mulhouse ainsi qu’au Triton (Les Lilas) lors du concert de lancement de l’album. Ces concerts sont conçus comme des moments de rencontre, où la recherche musicale se prolonge dans l’échange avec le public. Le Trio Tasis développe également des projets pédagogiques – ateliers, master classes, concerts-découverte – afin de transmettre son approche singulière du tango et de la création musicale.

L’identité du Trio Tasis s’enracine dans la richesse et la diversité des parcours de ses membres, qui mêlent expériences classiques, contemporaines et latino-américaines. Formés au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et en Argentine, ils poursuivent une carrière internationale en se produisant dans des salles telles que le théâtre du Châtelet, l’Auditorium de Radio France, l’Auditorium de l’Orchestre National de Lyon, Opéra de Bordeaux, le Konzerthaus de Vienne, l’Elbphilharmonie de Hambourg, le Shanghai Oriental Art Center, le théâtre San Martin de Buenos Aires… ; ils se produisent en tant que solistes avec des ensembles tels l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre National de Bretagne… ; dans des festivals tels que les Flâneries musicales de Reims, Radio France Montpellier, les Nuits de Fourvière, Les Nuits musicales d’Uzès…

Amel Brahim-Djelloul, soprano

 

Amel Brahim-Djelloul, soprano

La soprano Amel Brahim-Djelloul poursuit son chemin lumineux et singulier, riche de ses deux cultures.

Diplômée du CNSMD de Paris, passée par le « Jardin des Voix » de William Christie et nommée en 2007 dans la catégorie « Révélation Lyrique » des Victoires de la Musique classique, elle a rapidement incarné de nombreux rôles à l’Opéra : Susanna (Le Nozze di Figaro ) à Angers-Nantes Opéra et à l’Opéra de Lausanne, Despina (Così fan tutte) à l’Opéra de Nice, Servilia (La clemenza di Tito) à l’Opéra de Paris et au Festival d’Aix en Provence, mais encore La Princesse (L’Enfant et les Sortilèges), Ninette (L’Amour des Trois Oranges) et Suor Genovieffa (Suor Angelica) à l’Opéra de Paris, le rôle-titre de Véronique de Messager au Théâtre du Châtelet, Gabrielle (La Vie Parisienne) à Angers-Nantes Opéra, Nanetta (Falstaff) au Théâtre des Champs-Élysées, Adina (L’Elisir d’Amore) et Pamina (Die Zauberflöte) à l’Opéra d’Avignon, Andreloun (Mireille) aux Chorégies d’Orange, Hébé, Fatime et Phani (Les Indes Galantes) à l’Opéra National de Bordeaux et au Concertgebouw de Bruges, ou Drusilla, Amore et Valletto dans différentes productions de L’Incoronazione di Poppea (Opéra de Paris, Théâtre des Champs-Elysées, Staatsoper de Berlin, Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, Grand Théâtre de Genève, Opéras de Lille et Dijon), pour n’en citer que quelques-uns.
Régulièrement invitée par de nombreux orchestres (Orchestre national de France, National Symphony Orchestra de Washington, Orchestre Philharmonique Royal de Liège, National Philharmonic d’Ukraine, Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Orchestre des concerts Pasdeloup, Orchestre national de Cannes, Orchestre Symphonique National Algérien, Orchestre national d’Île-de-France, Orchestre Philharmonique du Maroc…) et ensembles (Les Arts Florissants, Le Poème Harmonique, Les Paladins, Il Caravaggio, 2E2M, Mezwej, les Talents Lyriques, le Quatuor Debussy …), Amel Brahim-Djelloul élargit chaque saison sa palette de projets personnels, qui souvent relient Orient et Occident : L’Orgue du Sultan (avec l’Achéron et Sultan Veld), Les 1001 Lunes de la Princesse Boudour (avec Aymeric Lecerf et Nicolas Jouve), Des chants et des rives, avec le guitariste Thomas Keck, Populaires (avec Nicolas Jouve), Canciones (avec l’ensemble C Barré) ainsi que ses programmes méditerranéens avec l’Ensemble Amedyez.
Sa discographie comprend de nombreux opus, dont des programmes plus personnels : Les Chemins qui montent (Programme hommage aux chants de Kabylie), des récitals avec les pianistes Anne Le Bozec (Les 1001 nuits) et Nicolas Jouve (Populaires), ainsi qu’un programme d’œuvres du patrimoine arabo-andalous (Amel chante la Méditerranée) adaptées par son frère, le violoniste et musicologue Rachid Brahim-Djelloul et interprétées avec l’Ensemble Amedyez.
Amel Brahim-Djelloul est directrice artistique de l’association Nour avec laquelle elle met en place des projets divers allant de l’enseignement à la production de nouveaux spectacles et enregistrements.

Colette, film de Yannick Bellon

Colette 

Documentaire sur Colette réalisé par Yannick Bellon, en 1952.

Dans son appartement du Palais-Royal, l’écrivain Colette s’entretient avec son mari Maurice Goudeket, qui lui fait part de son désir de tourner un film sur elle. Clouée dans son « lit-radeau » en raison d’une arthrite de la hanche, elle se fait prier malgré l’intérêt qu’elle porte à sa propre biographie. Elle passe en revue les diverses maisons qu’elle a habitées depuis sa maison natale bourguignonne à Saint-Sauveur-en-Puisaye, son chalet de Passy, ses maisons en Bretagne ou en Provence, jusqu’à la quatorzième et dernière de ses seize dernières années de sa vie. Les photographies des personnages qui ont compté dans sa vie défilent, « Willy » son pseudonyme de jeunesse, sa mère Sido, le pantomime Georges Wague. Jean Cocteau, son voisin et ami, lui rend visite.

Présentation de Didier Puntos

[…] Il fallait arrêter la composition d’une formation dont l’originalité empêche l’oreille d’écouter en référence à la version orchestrale, et dont la richesse en timbres puisse restituer la diversité de l’écriture ravélienne. Pourquoi, alors, ne pas mélanger trois modes de jeux instrumentaux bien distincts : le souffle, avec la flûte (également piccolo, flûte en sol ou flûte à coulisse selon les besoins), l’archet, avec le violoncelle et, enfin, le clavier dont l’infinie complexité permet de créer l’impression de masses, de volumes, mais aussi de styliser l’âpreté d’une percussion, le cristallin d’une harpe ou la brillance d’un cuivre ? Le reste n’est plus que jeu, jeu d’écriture bien sûr : jeu des quatre mains qui s’emboîtent ou se croisent, jeu sur la combinatoire quasi-illimitée d’un tel quatuor, jeu sur la couleur, jeu dans l’espace […].

Note d’intention de Didier Puntos pour la création en 1989 à l’Opéra de Lyon, suite à la commande qui lui avait été faite par l’Atelier lyrique.