Roger Muraro
Né à Lyon en 1959 de parents vénitiens, Roger Muraro entreprend dans sa ville natale des études de saxophone avant de découvrir le piano en autodidacte. A 17 ans, il entre dans la classe d’Yvonne Loriod au Conservatoire de Paris et fait la connaissance d’Olivier Messiaen. Il s’impose très tôt comme l’un des interprètes majeurs du compositeur français et lui consacre en 2001 une intégrale de son œuvre pour piano seul unanimement saluée.
Doté d’une technique éblouissante, étudiant plusieurs années avec Eliane Richepin, il a été lauréat des concours Franz Liszt de Parme et Tchaïkovsky de Moscou. Imaginatif et rigoureux, son jeu se met toujours au service de la poésie et de la sincérité.
Accueilli dans les plus grandes salles du monde, il collabore avec les plus grands chefs d’orchestre (Daniel Barenboim, Myung-Whun Chung, Marek Janowski, Zubin Mehta, Sir Simon Rattle, …) ainsi qu’avec les plus prestigieuses formations (Berlin, Paris, New-York, Milan, Londres, Vienne, Tokyo, …).
Ses nombreux enregistrements de musique du XXe siècle (Messiaen, Boulez, Bartok, Ives entre autres) ont enrichi une discographie déjà très vaste : Rachmaninov, Albeniz, Liszt, Chopin, Ravel (intégrale pour piano seul et les 2 concertos), Debussy …
En 2016, Roger Muraro a rassemblé les esquisses d’une œuvre concertante pour plusieurs solistes d’Olivier Messiaen. Retrouvées dans les archives du compositeur à la Bibliothèque nationale de France, ces esquisses ont été adaptées pour le piano solo sous le titre Fauvettes de l’Hérault – concert des garrigues dont Roger Muraro a assuré la création au mois de juin 2017 à Tokyo. L’ouvrage a été publié par les Editions Leduc et enregistré en première mondiale pour harmonia mundi en novembre 2018.
Autre première mondiale, l’enregistrement du concerto pour piano et orchestre Step Right Up du compositeur portugais Vasco Mendonça, avec l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian dirigé par Benjamin Shwartz.
Après ces dernières années consacrées à la création contemporaine, Roger Muraro redonne toute sa place au répertoire romantique avec les Harmonies poétiques et religieuses de Liszt qu’il joue aux côtés de Lambert Wilson et l’enregistrement des Années de pèlerinage toujours de Liszt publié chez Alpha Classics dans le courant de l’automne 2024.
Didier Puntos
I Giardini
Sébastien Surel, violon
Membre de l’Opéra-Studio de l’Opéra National du Rhin de 2021 à 2023, nommée «Révélation Classique 2021» de l’ADAMI et diplômée d’un Master de chant du CNSMdP en 2019, Brenda Poupard se fait remarquer tant par son aisance scénique que par sa voix souple, guidée par une solide technique de chant. En 2017 elle est lauréate du Concours international de mélodie française de Toulouse en compagnie du pianiste Jean-Michel Kim, puis membre de la promotion 2019 de l’Académie de chant du Festival international d’Aix-en-Provence – elle y chante sous la direction de Raphaël Pichon et reçoit les conseils d’Edith Wiens et Marcelo Amaral; en 2020 elle obtient un 2e Prix au Concours international de Chant Baroque de Froville, puis est lauréate 2022-2023 de l’Académie de Lied et Mélodie d’Orsay-Royaumont. Elle réalise au sortir de ses études une tournée de récitals de mélodie française au Japon avec Jean-Michel Kim, chante le rôle de la Nymphe Iris (Coronis de Sebastián Durón) au Théâtre de Caen puis aux Opéras de Limoges et Rouen aux côtés du Poème Harmonique de Vincent Dumestre et participe avec ce même ensemble aux enregistrements DVD de Cadmus et Hermione de Lully (rôle de L’Amour et de Palès) et CD de Coronis (rôle d’Iris). Elle chante par la suite le rôle titre de L’Enfant et les sortilèges avec l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, Simotchka (Le Premier Cercle de Gilbert Amy) à l’Opéra de Massy, Iris (Coronis ) à nouveau, au Teatro Real de Madrid, puis dans le cadre de l’Opéra-Studio de l’Opéra National du Rhin : Angelina dans une adaptation en français de La Cenerentola de Rossini, Orphée dans une adaptation d’Orphée et Eurydice de Gluck, l’Enfant (L’Enfant et les sortilèges ), Paquette (Candide) et la Cigogne (Les Rêveurs de la lune d’Howard Moody) ; au concert on l’entend aux côtés de la pianiste Anne Louise Bourion au Festival Les Musicales de Normandie, dans le programme Danza ! avec le Poème Harmonique et dans Les Vêpres de Monteverdi avec la Compagnie La Tempête.
La ville de Dinard peut s’enorgueillir de posséder la maison et la tombe de Judith Gautier, fille aînée du grand Théophile Gautier. Cependant Judith n’est pas seulement la fille de l’illustre écrivain, ni la pionnière (à 22 ans !) dans la traduction de poètes chinois, elle est aussi et peut-être surtout, celle qui va défendre la cause de Wagner, alors peu connu en France. En 1868, alors qu’elle n’a que 23 ans, elle a l’audace de faire publier quelques articles dithyrambiques sur le compositeur, qu’elle lui fait envoyer. Il s’ensuit une importante correspondance et très vite, dès l’année suivante, la visite à Richard Wagner, alors installé à Lucerne, qu’elle racontera en détail dans ses mémoires. Judith devient aussitôt la marraine de Siegfried Wagner, ce qui témoigne de la proximité et de la reconnaissance que Wagner éprouve pour elle. Propagandiste zélée du grand compositeur, elle apportera une contribution décisive à la wagnéromania française de la fin du XIXe siècle.
Judith Gautier n’est pas seulement la fille de l’illustre écrivain Théophile Gautier, elle sera une pionnière (à 22 ans !) dans la traduction de poètes chinois et, en cela, elle s’inscrira dans le mouvement orientaliste contemporain tant littéraire que musical.
« Judith, c’est son prénom. Judith, la fille de Théophile. Le poète ? Oui, Théophile Gautier, le Parnassien avant l’heure.