
Flore Royer : L’Enfant
Nommée Talent Adami Classique 2024, Flore Royer obtient son master au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Frédéric Gindraux avec mention Très Bien à l’unanimité. Elle est membre de l’Académie de l’Opéra-Comique pour la saison 2024/2025. Cette saison, elle fait également ses débuts soliste à l’Opéra de Paris (Les Brigands, Offenbach) à la Fenice (Te Deum, Charpentier) ainsi qu’à l’Opéra Royal de Versailles (La Fille du Régiment, Donizetti).
Madeleine Bazola-Minori : La Mère, La Libellule, La Tasse, Le Pâtre
Madeleine Bazola-Minori se forme à la maîtrise du CRR de Tours, en parallèle à des études de piano, puis continue son cursus en chant choral au Chœur de Jeunes du conservatoire. Elle a l’occasion d’interpréter le rôle de Flora dans Le Tour d’Écrou de Britten à l’Opéra de Tours en 2014. Depuis septembre 2021, Madeleine étudie le chant lyrique au CNSMDP dans la classe d’Amaya Dominguez, et intègre la classe de mélodie et lied de Jeff Cohen ainsi que celle d’Anne le Bozec. Elle y développe son goût pour le répertoire lyrique, du baroque au contemporain en passant par la comédie musicale.
Margaux Loire : La Bergère La Chatte, l’Ecureuil
La soprano lyrique, Margaux Loire est lauréate de la Bourse Sylff – Tokyo Fundation for policy research et de la bourse Menda – Opéra-Comique. En 2024, elle gagne le Prix Présence Compositrices au concours de Marmande et obtient son master au CNSMDP. Elle accorde ses sensibilités de musicienne et de comédienne pour interpréter des œuvres allant du chant grégorien à la musique contemporaine. Elle est Violetta Valery dans La Traviata de Verdi en Mars 2025 avec le Lab Opéra Oise.
Félix Merle : Le Fauteuil, L’Arbre
Félix Merle débute la musique avec le double apprentissage du chant et du clavecin. Ainsi le répertoire baroque garde une place de choix dans son travail. Rejoignant ensuite le CRR de Paris, il parfait sa pratique du chœur au sein du Jeune Chœur de Paris. Également initié à l’opérette française par le baryton Franck Leguerinel, il monte ensuite son propre spectacle « Ne tirez pas sur l’opérette » qu’il crée en 2021. Dès lors il poursuit sa formation au CNSMDP. Il a l’occasion alors de s’y produire sur scène et d’incarner Riff dans West Side Story ainsi que l’Arbre et le Fauteuil de L’Enfant et les sortilèges de Ravel.
Tsanta Ratianarinaivo : La Théière, L’Arithmétique
Admis à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris où il va étudier pendant trois ans auprès de Rosa Dominguez, il est à présent étudiant au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Son répertoire va de la musique grégorienne à la musique contemporaine. Il est de plus en plus sollicité dans le monde de l’opéra.
Anne-Laure Hulin : Le Feu, la Chouette, la Pastourelle, le Rossignol
Anne-Laure commence le chant en 2004 à la Maîtrise de Radio France. Etudiante de Elène Golgevit au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, où elle obtient son Master de chant lyrique, elle se produit désormais régulièrement en soliste, avec l’Orchestre Philharmonique et l’Orchestre National de France, ou encore l’Orchestre de Paris, sous la direction de D.Gatti, FX.Roth, D.Harding ou encore P. Järvi…
Marie Ranvier : La Princesse, la Chauve-souris
Après des études de piano et de violoncelle, c’est à l’âge de 16 ans qu’elle débute le chant lyrique. Trois ans plus tard elle rentre au CRR de Paris au Département Supérieur pour Jeunes Chanteurs auprès de Jean-Philippe Zilinsky. Elle se produit alors dans les plus grandes salles parisiennes telles que la Philharmonie, la Seine musicale ou encore l’Opéra-Comique. À l’âge de 21 ans, elle réussit le concours d’entrée du CNSMDP en chant lyrique dans la classe de Yann Toussaint. Depuis elle approfondit sa technique, la mettant notamment au service de la création contemporaine
Paul-Louis Barlet : L’Horloge, Le Chat
Actuellement étudiant au CNSMDP dans la classe de Frédéric Gindraux, il se produit régulièrement en tant que soliste dans les « Requiem » de Fauré, Mozart ou Dvorak ou les Carmina Burana de Carl Orff. Sur scène, il a interprété les rôles du Baron dans « L’Amour masqué » de Messager, Zamnis dans « Almasis » de Royer, le Chat et l’Horloge dans « l’Enfant et les sortilèges » de Ravel et plus récemment le Sacristain dans « Tosca » de Puccini, Le Mari dans « Les Mamelles de Tirésias » de Poulenc et le Comte Almaviva dans « Les Noces de Figaro » de Mozart.
Jean Gloire Nzola Ntima : La Reinette
Né à Kinshasa en RDC où il commence à chanter enfant lors des messes dominicales. C’est pour lui l’occasion de découvrir le chant lyrique. Après être passé par le CRR de Paris et avoir participé à de nombreux concerts du Jeune chœur de Paris sous la direction de Marc Korovitch et Richard Wilberforce, il est depuis 2021 étudiant au CNSMDP. Il est lauréat 2024 du Prix d’Art lyrique de la Fondation Marie Dauphin du Verna.
Alexane Faye : Flûte
Flûtiste et piccoliste, Alexane Faye actuellement en dernière année de master, intègre la classe de Sophie Cherrier et Vincent Lucas au CNSM de Paris en 2020 où elle obtient son DNSPM. Grande passionnée d’orchestre, elle cultive également son goût pour la musique de chambre. Sa curiosité et son ouverture à une grande diversité d’esthétiques et de répertoires l’emmènent à découvrir le piccolo puis le traverso.
Alexandre Frochot : Violoncelle
Alexandre Frochot commence le violoncelle à l’âge de 6 ans au Conservatoire de Nantes. Après avoir travaillé pendant un an avec Thomas Duran au CRR de Paris, il est reçu en 2023 au CNSMDP dans la classe de Marc Coppey à l’unanimité du jury. Il participe à plusieurs master-classes avec J.-G. Queyras, A. Karttunen, C. Hagen ou T. Tsutsumi, entre autres. Il s’est produit à la Cité des Congrès de Nantes et Angers, à la Folle Journée de Nantes ou encore à la Philharmonie de Paris. Il obtient le premier prix des concours internationaux Flame (2021) et Vatelot Rampal (2022).
Didier Puntos : Piano
Pianiste de formation, diplômé de l’Ecole Normale de Paris et du CNSMD de Lyon, Didier Puntos est amené à se produire aussi bien en France, en Europe et le reste du monde avec comme domaines de prédilection la musique de chambre, le lied et la mélodie. Sa discographie en témoigne brillamment avec l’enregistrement entre autres, de l’intégrale des mélodies de Messager et des quintettes pour instruments vents et piano de Mozart et Beethoven. Sa carrière a connu un tournant important avec la réalisation en 1987 d’une version de chambre de l’opéra de Maurice Ravel « l’Enfant et les Sortilèges » qui a rencontré un succès retentissant. Cette production compte à ce jour plus de quatre cents représentations dans le monde entier. Elle a été entendue à L’Opéra national de Paris, à Lausanne, à Madrid, entre autres. Ont suivi alors de nombreuses collaborations avec des maisons prestigieuses (Opéra de Paris, Teatro Real de Madrid, Festival d’Aix-en-Provence…) sur de nombreux et multiples ouvrages du répertoire. Également compositeur, son catalogue comprend des œuvres chambristes, pianistiques, vocales, chorégraphiques ainsi qu’un opéra « L’enfant dans l’ombre » pour lequel il a dirigé l’Ensemble Orchestral Contemporain. Il a été entre 2003 et 2008, directeur musical de l’ensemble vocal Passeggiata. Il a récemment réalisé pour l’Opéra de Lausanne une orchestration de la Cendrillon de Pauline Viardot et en a assuré la direction musicale à la tête de l’ensemble Sinfonietta. Novembre dernier voit sa dernière création à l’Opéra National du Rhin : Les Trois Brigands d’après l’album culte de Tomi Ungerer.
Emmanuel Mercier : Piano
Emmanuel MERCIER entre à 14 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient quatre premiers prix de piano, musique de chambre, harmonie et contrepoint. Après plusieurs stages de perfectionnement auprès d’Evgeny Malinin (Professeur au conservatoire Tchaïkovski de Moscou) et une année passée à Banff (Canada) auprès de professeurs tels que Gyorgy Sebök, Menahem Pressler, il remporte plusieurs récompenses lors de concours internationaux. Il se produit depuis en récitals de piano et en diverses formations de chambre en France et à l’étranger. Il a joué avec orchestre (Orchestre National du Capitole de Toulouse dirigé par Michel Plasson, Ensemble Orchestral de Paris dirigé par Jean-Jacques Kantorow, sous la direction de Luciano Berio au Canada…) et enregistré plusieurs fois pour Radio France et pour la Cartoucherie de Vincennes. Il enseigne dès 1987 au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en tant que professeur – assistant, successivement de Gabriel Tacchino, Alain Planès, Brigitte Engerer, et Claire Désert.
Il enseigne également au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris depuis 1993.


Sous la lueur de la lune, l’enfant entre dans le jardin où le cauchemar continue. Un arbre se plaint de la blessure que lui a faite un jour l’enfant avec son canif volé. Le chœur des autres arbres eux aussi se plaignent des mauvais traitements subis. Surgissent une libellule toujours à la recherche de son amie… épinglée sur le mur, des chauves-souris en deuil de la perte d’une des leurs, une rainette qui s’en mêle. Et d’autres bêtes encore qui se ruent sur l’enfant pour se venger de sa cruauté. C’est à qui s’en prendra à lui avant les autres. Dans la bataille, un petit écureuil est blessé et l’enfant va le panser. Les animaux, à la vue de la bonne action, se calment, rendent l’enfant à sa mère. Le voilà pardonné.
Aurélie et Pierre-Emmanuel Poujardieu, coproducteurs de cette manifestation, nous accueillent au Domaine de Rozven dans ce lieu prestigieux, historique, face à la mer, la Maison des Dunes, ayant appartenu à l’écrivaine Colette entre 1910 et 1926.
Frédéric Maget 
I Giardini
Sébastien Surel, violon
Membre de l’Opéra-Studio de l’Opéra National du Rhin de 2021 à 2023, nommée «Révélation Classique 2021» de l’ADAMI et diplômée d’un Master de chant du CNSMdP en 2019, Brenda Poupard se fait remarquer tant par son aisance scénique que par sa voix souple, guidée par une solide technique de chant. En 2017 elle est lauréate du Concours international de mélodie française de Toulouse en compagnie du pianiste Jean-Michel Kim, puis membre de la promotion 2019 de l’Académie de chant du Festival international d’Aix-en-Provence – elle y chante sous la direction de Raphaël Pichon et reçoit les conseils d’Edith Wiens et Marcelo Amaral; en 2020 elle obtient un 2e Prix au Concours international de Chant Baroque de Froville, puis est lauréate 2022-2023 de l’Académie de Lied et Mélodie d’Orsay-Royaumont. Elle réalise au sortir de ses études une tournée de récitals de mélodie française au Japon avec Jean-Michel Kim, chante le rôle de la Nymphe Iris (Coronis de Sebastián Durón) au Théâtre de Caen puis aux Opéras de Limoges et Rouen aux côtés du Poème Harmonique de Vincent Dumestre et participe avec ce même ensemble aux enregistrements DVD de Cadmus et Hermione de Lully (rôle de L’Amour et de Palès) et CD de Coronis (rôle d’Iris). Elle chante par la suite le rôle titre de L’Enfant et les sortilèges avec l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, Simotchka (Le Premier Cercle de Gilbert Amy) à l’Opéra de Massy, Iris (Coronis ) à nouveau, au Teatro Real de Madrid, puis dans le cadre de l’Opéra-Studio de l’Opéra National du Rhin : Angelina dans une adaptation en français de La Cenerentola de Rossini, Orphée dans une adaptation d’Orphée et Eurydice de Gluck, l’Enfant (L’Enfant et les sortilèges ), Paquette (Candide) et la Cigogne (Les Rêveurs de la lune d’Howard Moody) ; au concert on l’entend aux côtés de la pianiste Anne Louise Bourion au Festival Les Musicales de Normandie, dans le programme Danza ! avec le Poème Harmonique et dans Les Vêpres de Monteverdi avec la Compagnie La Tempête.
La ville de Dinard peut s’enorgueillir de posséder la maison et la tombe de Judith Gautier, fille aînée du grand Théophile Gautier. Cependant Judith n’est pas seulement la fille de l’illustre écrivain, ni la pionnière (à 22 ans !) dans la traduction de poètes chinois, elle est aussi et peut-être surtout, celle qui va défendre la cause de Wagner, alors peu connu en France. En 1868, alors qu’elle n’a que 23 ans, elle a l’audace de faire publier quelques articles dithyrambiques sur le compositeur, qu’elle lui fait envoyer. Il s’ensuit une importante correspondance et très vite, dès l’année suivante, la visite à Richard Wagner, alors installé à Lucerne, qu’elle racontera en détail dans ses mémoires. Judith devient aussitôt la marraine de Siegfried Wagner, ce qui témoigne de la proximité et de la reconnaissance que Wagner éprouve pour elle. Propagandiste zélée du grand compositeur, elle apportera une contribution décisive à la wagnéromania française de la fin du XIXe siècle.