Concert 3 : De la Nouvelle Athènes à Nohant

Concert 3 – De la Nouvelle Athènes à Nohant

Clémence Danvy, soprano
Emilie Callesen, violon
Evan Mut, alto
Noé Natorp, violoncelle
Jean-Baptiste Doulcet, piano

Il y a un peu moins de deux siècles, les Romantiques s’installent au pied de la butte Montmartre, dans un quartier en construction, qui se vit attribuer le nom de Nouvelle Athènes en référence à son architecture néoclassique. A commencer par Alexandre Dumas qui élut domicile au square d’Orléans, et à sa suite les acteurs qui jouent dans les théâtres des Grands Boulevards Talma, Mlle Mars, Mlle Duchesnois, Marie Dorval… les peintres Géricault, Horace Vernet, Chassériau, Delacroix… les musiciens Chopin, Auber, Halévy, Gounod, Berlioz, Bizet, Wagner… que rejoignent les écrivains George Sand, Théophile Gautier, les Goncourt, Victor Hugo, Baudelaire, Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle-Adam, Zola, Barrès…

George Sand et Chopin partagent leur vie entre Paris et Nohant dans une maison qui fut un cadre de vie essentiel pour la romancière, s’entourant de ceux qui lui étaient chers, ses enfants, ses amis berrichons et y accueille Franz Liszt, Honoré de Balzac, Eugène Delacroix, Pauline Viardot, Théophile Gautier, Gustave Flaubert… Chopin qui composa à Nohant, dans ce lieu convivial et d’émulation artistique intense, la majeure partie de son œuvre.

Frédéric CHOPIN (1810-1849)

Sonate pour piano  op. 58, n° 3 en si mineur composée durant l’été 1844, alors qu’il était en villégiature à Nohant-Vic avec George Sand.
Allegro maestoso
Scherzo (molto vivace)
Largo
Finale. Presto non tanto

Vincenzo BELLINI (1801-1835)

Malinconia ninfa gentile sur un poème d’Ippolito Pindemonte (1753-1828)
Ma rendi pur contenti sur un poème de Pietro Metastasio (1698-1782)
Frédéric CHOPIN

Frédéric CHOPIN                 

Chants polonais op74 n°1 et 2 sur des poèmes de Stefan Witwicki (1801-1847), publié à titre posthume en 1857

Pauline VIARDOT (1821-1910)

Hai Luli (1880) sur un poème de Xavier de Maistre (1764-1852)                                                                        

Henri REBER (1807-1880)

Pastorale berrichonne (sur un texte de G. Sand) – 1863

—– entracte —–

Frédéric CHOPIN                 

Grand Duo concertant en mi majeur, B. 70, pour piano et violoncelle sur des thèmes de Robert le Diable (opéra de  Giacomo Meyerbeer ) composé en 1832 conjointement par Frédéric Chopin et  Auguste-Joseph Franchomme (1808 – 1884).

Introduction (Largo)

Andantino

Allegretto

Risoluto

Andante Cantabile

MOZART              

Quatuor pour piano no 1 et cordes en sol mineur, K. 478, composé en 1785

Allegro

Andante

Rondo, Allegro moderato

Concert 2 : Fantaisie, nocturne et ballade…

Concert 2 – Fantaisie, nocturne et ballade…

Eve-Melody Salom, piano

Mozart fait partie de l’héritage musical de George Sand. Son œuvre romanesque en témoigne à plusieurs reprises. Elle va jusqu’à affirmer dans Histoire de ma vie que : Mozart seul est supérieur [à Chopin], parce que Mozart a en plus le calme de la santé, par conséquent la plénitude de la vie.

 Une passion qu’elle partageait avec Chopin. En 1845, tous deux assistent au Requiem de Mozart, que Pauline Viardot chantera en 1849 pour les funérailles de Chopin à la Madeleine.

Une vie qu’elle partagea avec Chopin : Pendant huit ans, en m’initiant chaque jour au secret de son inspiration ou de sa méditation musicale, son piano me révélait les entraînements, les embarras, les victoires ou les tortures de sa pensée.

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)

Fantaisie en ré mineur K. 397, composée en 1782

Frédéric CHOPIN  

Mazurkas
Nocturne
op. 27, n° 2
Ballade
op. 47 n° 3 en la bémol majeur, composée entre Paris et Nohant (1840-1841)
Sonate  
op. 35 n° 2 en si bémol mineur, composée principalement en 1839 à Nohant

I Grave – Doppio movimento
II Scherzo
III Marche funèbre
IV Finale : Presto

Concert-lecture : « Je ne suis pas sainte, quoi qu’on dise ! »

Concert-lecture : « Je ne suis pas sainte, quoi qu’on dise ! »

Lecture musicale du journal intime de George Sand lu, par Marie-Christine Barrault, accompagnée au piano par Jacqueline Bourgès-Maunoury. Choix de textes par Aude de Tocqueville

Il y a près de deux cents ans, les romans de George Sand (1804-1876) passionnaient le public, mais sa vie de femme ouvertement indépendante choquait une société pétrie de morale et de conformisme. Aujourd’hui, on ne lit plus guère ses romans mais on reste subjugué par la modernité de ses écrits intimes. Rêveuse et imaginative, généreuse et indomptable, touchante de franchise et d’honnêteté, cette amoureuse passionnée traverse les joies et les épreuves avec le même goût du bonheur qu’elle définissait comme l’acceptation de la vie, quelle qu’elle soit.

Publié pour la première fois en 1924 par sa petite-fille, Aurore Sand, ce qui reste de son journal intime (des fragments retrouvés par un collectionneur et qui auraient été conservés par Ursule, l’amie d’enfance de G. Sand) débute par un moment particulièrement douloureux de sa liaison avec Alfred de Musset.

L’indépendance avait un prix : George Sand souffrit, travailla comme une acharnée, mais elle aima : Vivre, que c’est doux! Que c’est bon malgré les chagrins, les maris, l’ennui, les dettes, les cancans… Vivre c’est enivrant! Aimer et être aimé, c’est le bonheur! C’est le ciel! (1831).

Un voyage littéraire et musical, en compagnie de :

Chopin : Nocturnes op.9 n° 2 et op.27 n° 2, Préludes op. 28 et n° 4, 7 et 8, Valse op. 64 n°1

Liszt : Rêve d’amour nocturne n° 3

Schubert-Liszt : Erlkönig, extrait

Beethoven-Liszt : Pastorale andante de la Symphonie op. 68 n°. 6 en fa majeur.

Schubert : Ständchen, extrait

Pauline Viardot : Mazourke

Brigitte Diaz

Brigitte Diaz, professeure émérite de Littérature française du xixe siècle à l’Université de Caen-Normandie, a consacré de nombreux travaux aux correspondances d’écrivains du xixe siècle et a publié plusieurs ouvrages sur ce sujet : L’Épistolaire ou la pensée nomade (puf, 2002) ; Stendhal en correspondance ou  l’histoire d’un esprit (Honoré Champion, 2003) ; Correspondances et critique littéraire (Classiques Garnier, 2020).

Spécialiste de George Sand et auteure de nombreux articles sur les rapports de l’écrivaine avec la politique, l’art, l’histoire, la critique, la morale, elle a publié plusieurs ouvrages collectifs sur George Sand, notamment : L’Écriture sandienne : pratiques et imaginaires (Presses Universitaires de Caen, 2007) ; George Sand et le monde des objets, (Classiques Garnier, 2021). Elle a collaboré à la récente édition de romans de George Sand dans la « Bibliothèque de la Pléiade » (2019). Présidente de l’Association des Amis de George Sand, elle codirige la revue Cahiers George Sand.

Chloé Lucas, contrebasse

Chloé Lucas, contrebassiste, est diplômée d’un Master en contrebasse historique et violone au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Musicienne éclectique, elle se produit en formations réduites ainsi qu’au sein d’ensembles plus larges, spécialisés dans les répertoires sur instruments d’époque.

Membre active de l’ensemble Les Musiciens de Saint Julien dirigé par le flûtiste François Lazarevitch, elle se produit aussi régulièrement avec I Gemelli sous la direction artistique du ténor Emiliano Gonzalez-Toro, avec Le Poème Harmonique de Vincent Dumestre, Les Ambassadeurs – La Grande Écurie de Alexis Kossenko, Le Concert d’Astrée de Emmanuelle Haïm, Les Epopées de Stéphane Fuget ainsi qu’avec l’ensemble de Gaétan Jarry, Marguerite Louise. Elle travaille en parallèle avec l’Orchestre National de Montpellier, ou bien encore au sein du Centre de Musique de Chambre de Paris.

En juin 2019, son ensemble Cet Étrange Éclat est primé au Concours International de Musique Ancienne du Val de Loire, présidé par William Christie. En juillet 2021, elle remporte avec l’ensemble Castelkorn, le prestigieux Romanus Weichlein Preis, du Concours International HIF Biber en Autriche.

Concert 1 : Fêtes galantes, Pastorales et Burlesques

Concert 1 : Fêtes galantes, Pastorales et Burlesques

l’ensemble Stradivaria, direction Daniel Cuiller

Jacques DUPHLY (1715-1789)

Sonate pour violon et clavecin

Ouverture
La Madin
La De May

Michel CORRETTE (1707-1795)

Concerto comique N° 25

Les Sauvages

Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778)

Le devin du village (extraits)
Ouverture et Air de Colin « Quand on sait aimer et plaire… »

—– entracte —–

Jean-Marie LECLAIR (1697-1764)

Deuxième Récréation de musique

Ouverture
Forlane
Menuet
Badinage
Chaconne

Nicolas Racot de GRANDVAL (1675-1753)

Cantate, La matrone d’Ephèse

Conférence : La Musique au cœur de la pensée : des Lumières au Romantisme

La Musique au cœur de la pensée : des Lumières au Romantisme

Conférence de Eric Francalanza

Au siècle des Lumières, la musique accompagne l’évolution de la pensée, elle en est même tout à la fois l’instrument et la matière. Il semble d’ailleurs qu’elle acquiert un statut nouveau à cette époque. Elle se chante dans les rues, à l’Opéra et au petit Trianon, se joue dans les salons comme dans la chambre des rois, se peint dans les trumeaux comme dans les tableaux des grands maîtres, se donne à voir dans les planches de l’Encyclopédie comme sur les planches des théâtres de société, de la cour ou de la ville, joue une partition fluide et signifiante dans les œuvres littéraires, orchestre des querelles qui scandent les grands moments de la vie intellectuelle, tant son existence est indissociable de la sociabilité de cette époque. Bref, elle suit le rythme haletant d’un temps où va peu à peu se faire jour une véritable révolution esthétique, qu’on appelle le Romantisme.

Concert 2 : Les langueurs tendres du clavicorde

Concert 2 : Les langueurs tendres du clavicorde

Flore Merlin, clavicorde
Marine Fribourg, mezzo-soprano
Mathilde Vialle, viole de gambe
Marion Ralincourt, flûte
Roldán Bernabé, violon

Carl Philipp Emanuel BACH (1714-1788)

Les langueurs tendres
La capricieuse
La Stahl Wq117/26

Wilhelm Friedemann BACH (1710-1784)

Polonaise en fa min
Polonaise en mi min

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)

An die Freude K53
Die grossmütige Gelassenheit K149
Geheime Liebe : Was ich in Gedanken küsse K150
Die Zufriedenheit im niedrigen Stande K151
Wie unglücklich bin ich nit K147
Lobgesang auf die feierliche Johannisloge K148

Franz Xaver HAMMER (1741-1817)

Sonate pour Viole de gambe en ré Maj

Adagio
Allegro
Menuetto
Scherzando

Johann Joachim QUANTZ (1697-1773)

Sonate pour flûte en si min QV 1:167

Siciliana
Allegro assai
Vivace

Carl Heinrich GRAUN (1704-1759)

Sonate en trio en si min C:XV:92

Adagio
Allegro alla breve
Allegro

Concert 3 : Une soirée à Sans-Souci

Concert 3 : Une soirée à Sans-Souci

Marion Ralincourt, flûte
Roldán Bernabé, violon
Mathilde Vialle, viole de gambe
Marine Fribourg, mezzo-soprano
Flore Merlin, pianoforte

FREDERIC II de PRUSSE (1712-1786)

Sonate en si mineur pour flûte et pianoforte

Siciliana
Allegretto
Allegro assai
Vivace assai

Carl Philipp Emanuel BACH (1714-1788)

Fantaisie en fa dièse mineur, pour violon et pianoforte,Wq 80

„sehr traurig und ganz langsam“

Carl Friedrich ABEL (1723-1787)

Sonate en mi mineur Wko 150 (viole de gambe et pianoforte)

Siciliana
Allegro
Presto

—– entracte —–

Josef Anton STEPAN (1726-1797)

Capriccio n°5 en do min (pianoforte)

Johann Friedrich REICHARDT (1752-1814)

Schäfers Klage d’après un poème de Goethe
Des Mädchens Klage d’après un poème de Schiller
Liebesruhe d’après un poème de Goethe

Johann SCHOBERT (1735-1767)

Quatuor en fa min op7 n°2 pour clavecin, violon, flûte et violoncelle

Andante
Minuetto
Allegro